Manifestation de l’IRA à Rosso : Pour exiger la libération de Biram Dah et Brahim Bilal

Ira-Mauritanie

11 novembre 2014, 11 novembre 2015, cela fait un an, jour pour jour que Biram Dah Abeid et Brahim Ould Bilal sont interpellés et condamnés à deux ans de prison suite à l’organisation d’une caravane contre l’esclavage foncier dans la Vallée. Les militants du mouvement IRA se sont rassemblés ce 11 novembre, vers les coups de 9H devant la prison de Rosso mais ils ont été vite dispersés par les forces de l’ordre. Un important dispositif sécuritaire a quadrillé le centre ville pour empêcher les manifestants de s’organiser. Toutefois, les militants et sympathisants venus nombreux défendre la cause de leurs leaders et dénoncer leur situation carcérale, ont organisé une marche encadrée par la police, du Palais de Justice à la Gouvernance.

Comme prévu, les militants et sympathisants du mouvement antiesclavagiste IRA ont tenté de se regrouper ce 11 novembre devant la prison de Rosso pour célébrer à leur manière l’anniversaire de l’arrestation de leurs leaders. Des centaines de personnes qui ont répondu à l’appel de l’IRA ont fait face aux forces de l’ordre qui les ont dispersées à coup de gaz lacrymogènes. Depuis l’aube, nous indiquent nos sources, un important dispositif sécuritaire a occupé les grandes artères de la ville, le marché central et les bâtiments administratifs. Selon toujours nos informations, cette situation n’a pas empêcher le bon déroulement des activités dans la ville de Rosso où aucun incident majeur n’a été signalé. Toutefois, les manifestants ont été autorisés à organiser une marche pacifique du Palais de justice à la Wilaya où ils ont remis au Wali leurs doléances avant de rentrer tranquillement chez eux.

Biram Dah Abeid et Brahim Bilal croupissent dans la prison d’Aleg au Sud Est de la Mauritanie depuis leur condamnation, le 15 janvier 2015, à deux ans de prison ferme, confirmée par le procès en appel du 20 août dernier. Arrêtés le 11 novembre 2014 à Rosso, suite à l’organisation d’une caravane contre l’esclavage foncier et la spoliation des terres au détriment  des populations de la Vallée, Biram et codétenus sont accusés de véhiculer des discours provocateurs, d’inciter à la violence et d’avoir engagé des affrontements avec les forces de sécurité. Si Djiby Sow, le troisième inculpé a bénéficié d’un élargissement pour des raisons de santé, ce n’est pas le cas de Biram qui, lui, est maintenu en prison malgré son état de santé dégradant.

Dix sept (17) organisations de défense des droits de l’homme dont Amnesty International ont sorti, ce 11 novembre, un communiqué dans lequel, elles exigent la libération immédiate et sans conditions des deux militants antiesclavagistes. En outre, ces organisations ont demandé le transfert de Biram, malade et admis depuis août à l’hôpital d’Aleg où son médecin traitant a ordonné son transfert d’urgence à l’hôpital de Nouakchott. Pour l’heure, les autorités de Nouakchott, n’ont pas encore autorisé ce transfert.

I.Badiane

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge