Manifestations, sit-in, grèves : la contestation s’étend en Egypte

En Egypte, la journée de vendredi a vu un renforcement de la fronde de l’opposition égyptienne contre les décisions du président Morsi. Une manifestation a eu lieu place Tahrir, mais aussi aux quatre coins de l’Egypte. Des manifestations qui ont tourné parfois à la confrontation violente entre anti et pro-Morsi. Des réunions des forces politiques, des magistrats, des journalistes et des intellectuels ont également eu lieu pour exprimer leur colère contre le projet de Constitution.

A Tahrir, les principaux ténors de l’opposition – du libéral Mohamad el Baradei au socialiste Hamdin Sabbahi, en passant par le centriste Amr Moussa – ont décidé, après leur discours, de passer la nuit sur la place. Ils ont aussi menacé de recourir à la désobéissance civile si le pouvoir poursuivait son « coup de force ».

Chez les magistrats, le Conseil d’Etat s’est mis en grève, tandis que les juges de la cour de cassation ont décidé de rejoindre ceux du Club des magistrats dans leur menace de ne pas superviser un referendum sur la constitution.

La Constitution intérimaire spécifie que toute élection doit être supervisée par les magistrats pour être valide. De leur coté, les membres du « Front de la créativité », réunissant intellectuels, artistes et journalistes, ont annoncé une série de mesures de protestation.

Mardi, onze quotidiens indépendants ou appartenant à des partis laïcs ne sortiront pas en kiosque. Mercredi, trois bouquets de chaînes de télévision privées ne diffuseront pas leurs programmes et laisseront leurs écrans noirs « en signe de deuil ».

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