Marchés publics : Encore un autre scandale à la Somelec

bechir dgLa boite à pandore à laSomelec est ouverte à grands battants depuis la nomination de Mohamed Salem Ould Béchir,ministre de l’hydraulique et de l’assainissement.  On en sait chaque jour un peu plus sur l’approche « tieb-tieb»avec laquelle l’actuel ministre alors DG de l’entreprise et président de sa commission de passation de marchés avait imprégné tous les marchés publics. Les langues se délient donc et les scandales faits d’opacité et de détournement des procédures se suivent et se ressemblent.

Cet énième scandale rapporte l’ancien DG et actuel ministre au sujet d’un appel international à manifestation d’intérêt pour le recrutement d’un consultant chargé des études, du contrôle, de la supervision des travaux de construction de la ligne de haute tension (225kV) entre les villes de Nouakchott et Nouadhibou, soit 500 kilomètres.  En effet, on apprend encore aujourd’hui, après une année de fait accompli, que sur le marché des études et de contrôle pour le transport d’électricité entreNouakchott et Nouadhibou, financé par le Fonds Saoudien de Développement(FSD), un marché pour le recrutement d’un ingénieur-conseil, pour à 3 à 4 millions d’euros, a été exécuté de gré-à-gré avec une personnalité influente. Alors que beaucoup de soumissionnaires à l’appel d’offres international lancé par la Somelec attendaient d’être départagés par le dépouillement des offres, le marché sera tout simplement attribué, sans aucune compétition, à cette personnalité associée à un bureau d’études belge (Tractebel). Selon certains observateurs, contrairement aux prêts alloués par les organismes de Bretton Woods, ceux obtenus auprès de pays arabes du Golfe par le Gouvernement sont souvent dilapidés par les responsables mauritaniens car il n’y a aucun contrôle, ni aucune traçabilité des dépenses motivées. « Les décaissements se font souvent sur simple facture » indique une source bien au parfum. Néanmoins la dernière décision de la BID concernant son désistement de financer la centrale de Nouakchott au motif de suspicions de corruption apparaît comme un changement de cap. Le fonds saoudien pour le développement, rappelle-t-on, avait accordé à laMauritanie un financement de 75 millions de dollars américains, soit 22 milliards d’ouguiyas, destiné au développement du système de transport électrique dans le pays. Il avait été signé par le ministre mauritanien des affaires économiques et du développement, M. Sidi Ould Tah, et par le directeur du programme des exportations saoudien, M. Ahmed Ben Mohamed El Ghanem.

Source : Mauriweb (Mauritanie)

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