Mariage. Union pour la vie ou atermoiements ?

UnionIl y a des moments chez des mauritaniens unis par les liens du mariage, où le voile se déchire. C’est l’homme, le plus souvent qui voit que le ciel se referme sur lui, et le fracas de sa soudaineté lui dit que ce qui s’est passé, est pourtant dans l’ordre normal des choses.
Parmi les ethnies qui vivent sur cette terre à cheval entre deux mondes, une Afrique noire et une Afrique blanche, c’est le mauritanien qui a la malchance (voulue ?) de se lier avec une femme de condition supérieure à la sienne, parce qu’alors, le plus souvent, elle ne lui est d’aucun secours.
Dans son foyer, elle est plutôt un ornement pour la plupart des cas, belle à ne rien faire, vu qu’elle ne sait pas traire la chèvre, ni planter des graines dans la vaste cours de sa concession, encore moins à faire le beurre où à écosser le riz.
De quelle patience fait preuve son mari, qui supporte tout sans se plaindre ? Lui, le pauvre qui ne fait jamais quelque chose de désagréable, toujours le regard impatient pour recevoir de sa part un compliment. Une « couardise » mal dissimulée derrière une soit disant « galanterie ». Nous autres mauritaniens, n’avons-nous pas cette réputation d’être galants ?
L’homme que nous avons vu dans le quartier Arafat, portant un t-shirt brun et qui devait être un soldat du camp des mariés d’à côté, balayait à grands coups, la devanture de la concession. A côté de lui, son épouse donnait les « ordres » à ce galant et brave homme, taillable et corvéable à merci, pour les beaux yeux de sa femme.
Un peu plus loin, une femme, faisait la même chose devant sa porte, ou celle de ses employés certainement. Ce n’est un secret pour personne, la vie de couple coûte chère en Mauritanie, stoïquement des hommes y font face, parfois au prix d’ultimes sacrifices qui leur compliquent les choses le plus souvent, certains, en viennent même à jouer sur plusieurs claviers « pour satisfaire les caprices d’une femme ».
Chez certaines de ces femmes, celle qui aurait consommé le plus de mariages serait la plus adulée. Un premier mariage avec un tel, un an après avec un autre, on ne trouve d’attrait qu’à l’immaturité, à la folie des grandeurs, aux faux-fuyants et à l’inexpérience conjugale de certains couples.
Aussi, l’attraction physique prise pour de l’amour, le mauritanien la connait. Les femmes, le plus souvent, lui en font voir de toutes les couleurs. Avec une extraordinaire capacité de l’appâter dans un élan passionné, irrésistible, elles arrivent à pénétrer chacune de ses pensées, chacun de ses mouvements avant de lui conférer que sans elles, il ne serait rien.
Un réseau fermé d’amours croisées, d’affections ambiguës et d’amitiés sourcilleuses, qui aura pour finalité, une incompatibilité d’humeur débouchant, après mille atermoiements sur une rupture. A quelle fin ?
Le poids de la liberté aidant, l’homme cherchera le repos de sa « caisse d’épargne » en se taillant la route. Avec ces belles échappées qui ne se comptent plus, les dérives ne manqueront pas avec car, on tue trop d’enfants hors mariage, chez ceux qui ont certainement lu : « Ne tuez aucun être humain, c’est une chose sacrée ». (VI 151).

ADN

Source :  Cridem

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