Maro Diagana : Jeune mauritanienne, mère et chef d’entreprise

DiaganaMaro Hadiya Diagana, âgée de 30 ans, est à la tête du Groupe Hadiya et directrice de Mauritanian Business Center. Le MBC, qui sera inauguré le 30 mars prochain à l’hôtel Azalai Marahbade Nouakchott, est un incubateur d’entreprises.
L’un de ses objectifs principaux, est de mettre en relations, les entreprises, porteurs de projets et investisseurs potentiels pour la réalisation de projets et/ou la création d’entreprises. Outre sa casquette de chef d’entreprise, Mme Diagana est aussi mère d’une petite fille de deux ans. Nous sommes allés à la rencontre de cette « mompreneur » mauritanienne.

Quotidien de Nouakchott : Bonjour, pouvez vous vous présenter à nos lecteurs ?

Maro Hadiya Diagana : Moi c’est Madame Maro Hadiya Diagana, présidente du Groupe Hadiya qui est composé d’un cabinet de consulting et formation en entreprise (CCFE), d’une structure spécialisée dans le domaine de l’aménagement et décoration intérieure et du Mauritanian Business Center (MBC).

QDN : Mauritanian Business Center est un centre d’affaires, pouvez vous nous en dire plus ?

MHD : Mauritanian Business Center (MBC) est un centre d’affaires, qui permet d’appuyer les porteurs de projets, les entreprises en difficultés et promouvoir les entreprises sur le plan international. On aide également les entrepreneurs et porteurs de projets à être directement opérationnels, en leur proposant une pépinière d’entreprises. C’est une première en Mauritanie.

QDN : Une journée idéale à MBC, ça se passe comment ?

MHD : Une journée idéale chez nous, c’est quand les gens partent faire la prospection, qu’ils parlent de MBC aux entrepreneurs, aux porteurs de projets et que ces derniers puissent visiter MBC, s’informer par rapport aux opportunités et éventuellement adhérer au concept de MBC. Donc une journée idéale c’est quand nous avons un maximum de visiteurs et qu’on puisse répondre aux attentes de ces visiteurs ou clients potentiels.

QDN : Quel est l’événement le plus marquant dans votre vie de Chef d’entreprise ?

MHD : (Moment de réflexion….) Y’en a tellement, mais je dirai que c’est le fait que je sois élue parmi les trois femmes modèles en Mauritanie, pour l’année 2015 par la Communauté Urbaine de Nouakchott.

QDN : Jeune maman et chef d’entreprise, comment vous organisez vous ?

MHD : Au début c’était un peu difficile, parce que c’était ma première fois, c’est ma première et unique fille. Mais j’étais obligée de m’adapter à la situation. Il fallait juste faire la part des choses. Par exemple, je me concentre sur ma fille le week end et pendant mes heures de pause. L’affection maternelle compte pour l’enfant. Il ne faut pas trop se focaliser sur le travail et oublier sa vie sociale ou familiale. La direction générale est tout près de la maison, il arrive souvent quand je suis dans mon bureau ou en réunion, qu’elle vienne s’assoir à côté de moi, je travaille et elle me regarde. (Rires.)

QDN : Quelle est la businesswoman qui vous inspire le plus, dans le monde ?

MHD : Moment de réflexion. Mon inspiratrice n’est pas une businesswoman. Quand je suis revenue en Mauritanie en 2008, j’ai trouvé ma grande sœur qui était directrice dans une structure de la place. Elle était vraiment mon modèle. C’est une femme battante, qui s’est donnée corps et âme pour réussir. Il fallait coûte que coûte que je sois comme elle. Parce qu’elle s’est mariée avant d’avoir le baccalauréat, revenir avec une fille se battre pour décrocher le baccalauréat être aujourd’hui aux nations unies, ah non c’était mon modèle. Elle est toujours ma grande conseillère. Beaucoup de gens ont des modèles à travers le monde, mais le mien c’est ma grande sœur. Rires.

QDN : Que conseillez-vous aux femmes tentées par l’aventure entrepreneuriales ?

MHD : Il faut se battre pour réussir, il n’y a pas à chercher midi-quatorze heures. Quand vous regardez les grandes puissances, les plus grands entrepreneurs du monde, se sont battus pour réussir. Donc ce n’est pas en dormant qu’on arrive à atteindre ses objectifs, c’est en se focalisant sur un objectif bien déterminé qu’on y parvient. Il faut savoir que la femme a une grande place dans le monde professionnel et entrepreneurial. Elle doit réclamer sa place et pour se faire, elle doit répondre aux normes. C’est difficile aussi bien pour les hommes que pour les femmes, il faut qu’on puisse se mettre dans la mouvance pour atteindre nos objectifs.

QDN : Vous décris-t-on comme étant une dame de fer ?

MHD : Rires. Je ne pourrai pas répondre, c’est aux autres de vous le dire. Rires. Mon staff me dit souvent « vous êtes trop speed », quand vous voulez quelque chose, vous faites tout pour l’atteindre. Mais c’est ça, quand on croit en quelque chose, on se bat pour l’avoir. Dame de fer je ne sais pas trop, mais je ne me laisse pas malmener. Je veux ma position de femme entreprenante et/ou de femme qui veut réussir.

QDN : Un message aux femmes en prélude du 8 mars ?

MHD : Je dirai bravo aux femmes. Rires. C’est beau de voir que la femme a une journée rien que pour elle. Il n’y a pas une journée des hommes, c’est que la femme est extraordinaire. C’est elle qui met au monde les grands hommes, c’est la femme qui donne la vie. Donc bravo aux femmes.

Pour finir, je vais profiter de l’occasion pour inviter tous vos lecteurs à venir à la journée porte ouverte prévue le 31 mars prochain, dans nos locaux en face de la mosquée saoudienne.

Propos recueillis par Amadou SY

Source : Le Quotidien de Nouakchott

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