Maroc : Le Haut-Commissaire de l’OMVS appelle les pays africains à l’action en faveur de l’eau

faveurLa conférence internationale sur l’eau et le climat a démarré ce lundi, 11 juillet 2016 au jardin des roses de Sofitel, auMaroc.
A la clé, quatre sessions principales dans le but d’établir le lien entre la gestion des ressources hydriques et le réchauffement climatique.
Des panélistes experts du système onusien, acteurs politiques et scientifiques vont tout au long de ces deux journées de travaux, définir la place de l’eau dans la mise en oeuvre de l’Accord de Paris et des objectifs du développement durable (ODD), la maitrise de la relation eau-climat, l’alliance eau – énergie – sécurité alimentaire – santé – éducation et également, les mécanismes de financement liés aux changements climatiques.
D’autres organismes y sont également présents pour partager leurs expériences. C’est le cas de l’Organisation de la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) classée en tête du quotient mondial pour la coopération autour des ressources en eaux transfrontalières qu’elle met en oeuvre au profit des pays membres que sont la Guinée, le Sénégal, le Mali et la Mauritanie.
Le Haut-Commissaire de l’OMVS, Kabiné Komara a salué la tenue de cette conférence qui se tient à un moment où dit-il « l’eau est menacée et en particulier du côté guinéen dans le massif du Foutah Djallon qui donne naissance à près de 800 cours d’eaux alimentant l’Afrique ». Et de souligner : « nous gérons un bassin sur à peu près 300.000 mètres carré qui développe des programmes d’énergie, d’irrigation, de navigation, de pêche et de santé. Cette thématique est essentielle pour nous parce que c’est l’eau qui conditionne la production d’énergie dont 600 mégawatts se trouvent en Guinée, c’est cette denrée qui conditionne les 300.000 hectares que nous mettons en valeur, c’est l’eau qui conditionne également 900 km de navigation sur le fleuve Sénégal, c’est surtout l’eau qui conditionne toute l’agriculture que nous devons développer », a expliqué l’ancien premier ministre Guinéen.
Il a conclu ses propos en lançant un appel à l’action en faveur de l’eau à travers la mise en place des mécanismes de financement. Sans quoi, l’impact des changements climatiques sur l’eau dans les pays africains pourra passer de 47 pour cent en 2000 à 65 pour cent en 2025 tout en réduisant le PIB du continent d’environ 3 pour cent.

Mame Diallo, Envoyée spéciale de Guinéenews à Rabat, au Maroc

Source : Guinée News

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