Maroc: un journaliste sénégalais major de sa promotion

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Elimane Sembene, est journaliste sénégalais vivant au Maroc. Il sort  major de la promotion 2011-2012 de l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication (ISIC) de Rabat. C’est le seul institut public au Maroc, l’équivalent de la prestigieuse école de journalisme sénégalaise, le Cesti. Il est le premier étranger à majorer dans cet établissement après un parcours de 4 ans (2008-2012). L’isic accueille  chaque année des étudiants venus de l’Afrique subsaharienne notamment des Sénégalais, Maliens, Burkinabés. Les Marocains, y entrent par concours.

Dans un entretien accordé au journal Tribune d’Afrique, Elimane indiquait : ‘cela peut sembler étrange eu égard aux nombreux clichés qui sont souvent collés à la peau du Maroc. Mais mon intime conviction est que la réussite n’est l’apanage d’aucune civilisation, d’aucune race. A force de persévérer et de montrer du sérieux et de l’abnégation dans tout ce qu’on fait, on finira par voir le bout du tunnel et avoir les résultats escomptés.’

Au Maroc ce n’est pas évident pour un ressortissant de l’Afrique noire, notamment sénégalais de réussir, a-t-on souvent l’habitude de dire. Ce sont deux pays qui n’ont pas les mêmes réalités, ni le même mode de vie. Elimane comme d’autres ressortissants subsahariens tentent bien que mal de montrer leur talent au Maroc. Ils  sont en train de faire leurs preuves dans leurs domaines respectifs. Dans le secteur des médias par exemple, ils constituent en général le cerveau même des rédactions de ces organes de presse. C’est dire que l’émigration n’est pas du tout mauvaise contrairement à ce que certains pensent. Des migrants l’ont compris en adoptant un comportement exemplaire, un style vestimentaire correcte et en dévoilant leur talent, ils sont parvenus à freiner les clichés.

Les premiers pas …..

Les débuts de M. Sembene n’étaient pas faciles. D’abord sur le plan purement académique ‘nous avions terminé un cycle d’étude au lycée pour intégrer un autre cadre aux réalités différentes. Ensuite au plan social, après presque 18 ans passés au pays avec la famille, on devait désormais évoluer dans un univers singulier et endosser plusieurs responsabilités à la fois, sans compter les mirages de l’étranger qui se bousculaient dans l’esprit du jeune bachelier d’alors. Ces deux changements brusques n’ont pas manqué d’engendrer des difficultés dans notre intégration. Les premiers contacts avec les marocains n’ont pas aussi rendu la tâche facile ‘raconte le jeune journaliste sénégalais. Né en 1989 il fait figure de réussite dans la presse marocaine. Elimane Sembene, a exercé comme stagiaire dans des organes de presse sénégalais notamment à groupe futur média (gfm).

Source : oeildafrik.mondoblog.org

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