Maurichronique : Après, après, pas maintenant…

Mouna Mint EnnasRMI Biladi : Oui, c’est qui, le premier ministre, dis-lui après, pas maintenant ; oui, toi, je t’écoute, non, non, non, c’est un voyou, il ne faut pas accepter, je vends à ce prix, sinon, il va au diable, attends, attends, garde la ligne, que je te dise pour l’autre affaire, juste un instant que je me libère de ce voyou de dircab ;

oui, c’est lequel des ministres, c’est ici, devant le palais, un sit-in, c’est quoi, le souk qui va être démoli, appelle le chargé de mission, le gars qui ne fout rien, celui de l’arbre à palabres, dis lui de leur dire que je ne suis pas au courant, tu m’appelles seulement pour une urgence ;

vas-y, toi, je t’écoute, oui mais, dis lui que mes voitures sont dans un très bon état, elles ont juste opéré pendant la campagne, après elles étaient stationnées, revisitées chaque jour, ne diminue aucune ouguiya, aucune, je ne badine pas avec ça ;

oui, qu’est-ce qu’il y a encore, quoi, plus tard, pas maintenant, qui, un mort, cherche sa famille, si c’est une famille pauvre envoie-leur une délégation, n’oublie pas la télévision, des conseillers, avec un million d’ouguiyas, si c’est une famille aisée, je dois savoir c’est qui, pas de précipitation, dans ce cas, ok, que les urgences, je n’ai pas son temps, ce ministre, dis-lui de voir ça avec le premier ministre, il a un conseiller juridique, tu m’informeras plus tard si la famille est riche, ça va, maintenant ;

oui, toi, je t’écoute, tu as une idée de la surface qui n’est pas utilisée par l’institution publique, combien, 1000 mètres carrés, c’est important, c’est un R + 20, en plein centre ville, vingt mille mètres carrés, y a pas meilleur placement, attends, attends, que je donne l’instruction au dircab, pour qu’il donne ça au ministre de l’habitat ;

pas maintenant, tu vas d’abord appeler le gars de l’urbanisme tu lui dis qu’il y a mille mètres carrés au niveau de l’établissement de, j’ai oublié, une école, je crois, pas très loin du marché central actuel, voilà, tu es en ligne avec lui et avec le ministre de l’éducation, c’est bien, tu as le nom, c’est excellent, dis-leur, tous les deux que c’est du gaspillage et de procéder dans l’urgence au découpage de la parcelle des mille mètres carrés donnant sur l’avenue et de la clôturer, la clôture, tu t’en charges toi, quoi, qui, la petite de la jeunesse, je n’ai pas son temps, elle n’a qu’à voir avec son frère, c’est bon, je te rappelle, plus tard ;

oui, toi, tu as fait tout le quartier, tu es sûr qu’il n’y a plus d’espace excédentaire inutilisable, d’accord, tu as fait quoi pour mes terrains de Nouadhibou, les nouveaux, je ne parle pas des anciens, les anciens sont viabilisés, n’est-ce pas, électricité, eau, goudron, tu me présenteras les factures, pendant le week-end, en brousse, j’abats un petit chameau ce dimanche, de la bonne chair, n’oublie pas les factures, tu ne m’as pas dit pour les nouveaux terrains de Nouadhibou, pas ceux d’ici, de Nouakchott, je veux dire au niveau de la zone de l’aéroport international, seulement le branchement électrique, pourquoi il n’y a pas d’eau, appelle le gars de la société des eaux et en urgence, ta commission, tu l’auras, c’est quoi ça cette cupidité, tu viendras ici samedi pour aller ensemble et clarifier tout ça en brousse, au-revoir, au-revoir, il y a le dircab qui appelle sur l’autre ligne ;

oui, c’est un opposant ou quelqu’un de la majorité qui a écrit ça, un opposant, ce n’est pas important, qui, le ministre de la culture, je n’ai pas son temps, dis-lui, après, après, pas maintenant…

Mouna Mint Ennas

 

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