.Maurichronique:  »Mon psedonyme est président de la République ( Partie II)


Ça va, mon président ! Et la fatigue ?
-    Mouna mt ennas1     -Ça va, je me re-pose. Oui ! En effet.  Question de me poser une seconde fois, tu vois un peu le genre. Quand tout est bouché. Quand ça crie partout, quand personne ne croit, en toi. Ben un tour de sorcellerie s’impose. J’ai déjà rameuté mes fétichistes pour assurer tout ça.
-          -Vous avez un secret. Un sacré secret. Ça marche pour vous à tous les coups. Je vous vois, parfois, dans des situations impossibles. Je me dis, tiens, celui-là, il ne pourra plus s’en sortir. Et, pourtant vous vous en sortez. Finalement.
-       – Je ne te dirai pas mon secret. Tu vas l’écrire. Tu aimes bien écrire, toi, des tas de choses sur moi. Tu te fais pas mal d’inventions sur ma propre personne. Ce n’est pas gentil. Je ne t’ai rien fait. Je lis chaque semaine tes délires. Mais, dis-moi, justement, Mint Ennass ! Ennass qui veut dire les gens ?
-          – Oui, disons, à peu-près ça. Mais, je crois que c’est plutôt : Les Hommes, dans le sens de l’espèce humaine, par opposition aux diables et aux autres esprits invisibles.
-       –   Ah !  Je savais, si tu étais la fille de diable, je t’aurais vue quelque part.
-        –  Dites-moi, mon président. Beaucoup de choses se disent sur vous. Vous voyez un peu où je vais en venir. Toute cette richesse que vous avez amassée ! Ce n’est pas un peu antinomique à la philosophie fondatrice de votre mouvement de rectification : La lutte contre la gabegie ?
-       –   Ah oui ! c’est automatique !
-        –  Mon président, j’ai écrit antinomique, vous comprenez ?
-        –  Pour moi, quand il y a un ‘’a’’ au début, un ‘’t’’ et ‘’m’’quelque part, au milieu et un ‘’ique’’, à la fois, je comprends : automatique. Je vais même plus loin, Mouna. Je suis déjà dans les abords de Toueïla, tu connais, à bord de ma V8. Tu me fais vraiment rêver, Mouna. Automatique. J’aime bien. Est-ce que, s’il te plait, tu peux écrire ce mot, ‘’automatique’’ sur mon mur ? J’aime ! Lol, c’est ça ?
-        –  MDR !
-         – Qu’est-ce qu’il a le ministre du développement rural ? Il est sympathique. Il fait tout ce que je lui demande, sans aucun bruit. Alors là ! Aucun ! Il m’énerve Abeïdi Ould Khowmani. Il m’énerve. Je te dis pas !
-         – MDR ! ça veut dire : mort de rire, c’est la version francophone de lol. Mais, heureusement, tout de même, maintenant, je le sais, que vous trouvez sympathique le ministre du développement rural. Vous avez, sans doute, raison, il s’assimile à un mort de rire, peut-être.
-         – Je le trouve sympathique, pour le moment. Une fois que je n’ai plus besoin de ses services, il redeviendra antipathique. Attention, Mouna, mes sympathies sont provisoires. Transitoires. Tu te souviens de toutes les transitions politiques ? Eh ben, c’est ça. Je suis un homme de transition. C’est cela un peu mon secret…
-        –  Oui, je vous suis.
-          -Pas tout à fait mon secret ! Pas tout mon secret, seulement une partie infime, je veux dire,  de mon secret. Promets-moi, que tu ne vas pas le divulguer. Là, je ne peux plus me contenir. Je me lâche. Tu m’as vraiment plongé dans mes extases. La V8. Fonce. Fonce. Allez-y ! Fonce ! Mes secrets. Oui, tu sais, j’en ai plusieurs. D’abord les politiques. J’aime bien les rouler, les ratatiner. Puis ils reviennent encore. Puis je les roule dans la farine. Tu sais pourquoi ? Tu es là, Mouna ? Tu dors ? Ne dors pas s’il te plait. Demain, c’est jeudi, ton journal est sorti hier. Moi, demain, je n’ai rien. Rien à faire, en dehors d’une réunion avec les voyous de ministres. Et vite faite. Je ne serai pas en bonne forme pour avoir veiller toute la soirée avec toi. Je répartirai sur eux, comme d’habitude, quelques insultes. De quoi les tenir en panique la semaine qui arrive. Et puis quelques projets de décrets, qui m’arrangent. Et enfin, comme tu dis : MDR. Sauf que mon MDR, je le fais une fois, seul, dans ma chambre à coucher. Oui, j’y reviens les secrets.
-          -Oui, je vous attends.
-         – Mes secrets avec les hommes politiques, Mouna, sont simples. Très simples qu’ils n’arrivent, les pauvres naïfs, même pas à me cerner. Tu sais pourquoi ?
-        –  Ben, non !
-        –  Parce qu’ils me cherchent dans les hauteurs de la présidence, tu vois. Et, moi, j’ai découvert, qu’au sein de l’univers présidentiel, on peut bien loger dans les bas-fonds. Il y a des trous, tu vois. Tu vois. Ils me cherchent. En haut ! Et, moi, je suis, en bas. Le jour où ils arriveront à regarder sous leurs pieds, ils me verront. A moins qu’une station plus basse ne soit découverte par mon génie. Lol…
-        –  MDR…
Source : mouna mint ennass

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