Mauritanie-Investissements: les belles moissons de Sharjah (Emirats Arabes Unis)

PAYSL’image d’un pays à l’international dépend de la perception des investisseurs. Classée dans le top ten (10) des dix pays les plus réformateurs dans le monde en 2015, la Mauritanie, Eldorado minier et gazier en devenir, est sans conteste une des meilleures destinations pour les détenteurs de capitaux en mal d’opportunités.
A Sharjah, où une forte délégation comprenant 4 ministères, des dirigeants des grandes entités publiques et une belle brochette d’hommes d’affaires représentant le secteur privé, il a été justement question de climat d’affaires.
Face à la fine fleur des investisseurs du Golfe, qui veulent tout savoir de laMauritanie, mythique Bilad Chinguet, si présent dans l’imaginaire de l’Orient, devait quelques explications, notamment sur les causes du retrait du groupe Al Rajhi.

Le géant saoudien qui voulait investir dans l’Agriculture en Mauritanie a renoncé ou reporté ses projets pour des considérations qui lui sont propres. A aucun moment, il n’a été question d’entraves, explique des Affaires économique et du Développement( durant cette période). Dans un discours pédagogique et limpide, le titulaire du département ministériel en contact direct avec les investisseurs a levé toute réticence de ces grands investisseurs du Golfe. D’où le succès de la journée qui a donné naissance à une moisson de projets dont voici les principaux:

Création de la société arabe pour le traitement, la transformation et la commercialisation du poisson

Cette société sera dotée d’un capital de 11 millions de dollars dont 51% apportés par le groupe AAAID, 10% par l’état Mauritanien représenté par la SMCP et 39% par des groupes privés Mauritaniens dont 10% par le groupe Ya Hafdhou Ould Brahim, 10% par le groupe Moustapha Ould Hamboub et 19% par la Banque Populaire de Mauritanie. Le coût d’investissement total de ce projet s’élève à 37 millions de dollars. L’assemblée générale constitutive ainsi que la réunion du conseil d’administration sont prévues pour le 15 février 2016. Ce projet créera entre 800 et 1200 emplois.

Le projet comprendra une usine de traitement et de transformation de poissons d’une capacité de 400 tonnes/jour avec la possibilité de congeler à moins de 40°C, 300 tonnes/jour. De plus, une usine de stockage d’une capacité de 10.000 tonnes qui sera la plus grande unité de stockage en Mauritanie et dépassera celle de Hong Dong qui est de 7000 tonnes. Autre volet de ce projet, une unité de valorisation des poissons d’une capacité de 12.000 tonnes/an et 3000 tonnes d’huiles de poissons/an. En outre, il est prévu dans la convention, une conserverie qui sera mise en place dès la quatrième année d’exercice, d’une capacité de 24 millions de boites de 900 grammes de sardines/an, avec deux bateaux de RSW d’une capacité de 100 tonnes/jour chacun.
Demande officielle de 50.000 hectares
La requête provient d’un groupement de cinq sociétés du Golfe (2 émiraties, 1 Saoudienne, 1 du Sultan d’Oman et 1 du Koweït ) qui font annuellement un total d’importations de 350 millions de dollars des produits laitiers et d’aliments de volailles du Brésil, USA et Afrique du Sud. Ce groupement a fait part de son intention d’investir dans le secteur laitier et de l’élevage du volaille en Mauritanie.

Le retour de l’investisseur TABOUK en Mauritanie
Après son départ de la Mauritanie où il avait entamé quelques projets, le group TAD.co qui possède aujourd’hui les plus grandes fermes agricoles des pays du monde arabe compte y revenir en force à partir de cette année. Le patron du groupe TABOUK, Monsieur Saad Sowatt, convaincu et rassuré par les propos du ministre Sid’Ahmed Ould Raiss sur le climat des affaires et les réformes engagées par le gouvernement ces dernières années, a décidé de revenir enMauritanie dans les mois à venir.
La deuxième plus grande société laitière du Golf attendue en Mauritanie
La société RAWABI, qui représente la seconde plus grande société laitière des pays du Golfe, compte effectuer une mission d’étude et d’évaluation enMauritanie, plus précisément à Néma (Sud-Est) pour examiner la possibilité de reprendre l’usine laitière locale mise en place il y a quelques année par le Président Mohamed Abdel Aziz.

Relance de l’étude de faisabilité de l’exportation de la viande rouge à partir de Néma

C’est un projet qui sera financé par l’AAAID, l’état Mauritanien et la Banque Mondiale. L’étude avait été réalisée par le cabinet français SOFRECO lequel avait relevé l’existence d’une épidémie de Dingue chez le cheptel vivant dans cette région. Lors de la rencontre avec les investisseurs arabes, la ministre de l’Elevage a assuré que l’Etat prendra toutes les précautions afin de protéger à partir de maintenant tout le cheptel. Le dispositif de postes vétérinaires sera renforcé et tout cheptel contaminé sera mis en quarantaine.

Confirmation de l’engagement de l’AAAID dans son projet autosuffisance alimentaire nationale en oignons et pommes de terre à l’horizon 2019 :

Le gouvernement mauritanien a promis de finaliser l’étude de faisabilité du projet et d’entamer les cultures expérimentales avant juin 2016 sur les 2200 hectares qui vont être attribué dans la zone de Dar El Barka située dans la région de Brakna. Ce projet créera entre 650 et 1200 emplois directs dont 320 permanents. Durant les recrutements, nous déclare le représentant de l’AAAID en MauritanieMonsieur Moulaye Ould Semany, ce fin stratège hautement respecté par les investisseurs arabes des pays du Golfe, que la priorité est accordée aux habitants de cette zone pour tous les postes.

Le coût global de l’investissement s’élève à 6.6 milliards Ouguiyas, qui seront financés à 100% par l’AAAID. C’est aussi un investissement qui permettra de faire des aménagements conséquents (entrepôts de stockages, frigo, infrastructure de santé et scolaires). L’AAAID soutiendra tous les petits agriculteurs qui sont aux alentours des projets et leur accordera des financements en intrants agricoles et rachètera toutes leurs productions. La société qui gérera ce projet est appelée : SAPA( société arabe de prestations agricoles) et son capital est de : 1.2 milliards d’Ouguiyas. Après une ou deux années de fonctionnement, la SAPA pourra ouvrir son capital aux privés nationaux ou internationaux. Les études pédologiques sont satisfaisantes et disponibles depuis décembre 2015. L’étude de faisabilité économique, financière, technique et environnementale sera achevée en Mai 2016. Ce qui pourra permettre au projet de commencer avant fin 2016.

Au terme de cette rencontre sur l’investissement, suggestion a été faite d’organiser une réunion à la fin 2016 en présence de toutes les parties prenantes de la rencontre d’affaire de Sharjah. Ce cadre servira de lieu pour le suivi des projets et un bilan d’étape. Cette idée a été très bien reçue par les partenaires arabes.

Source:  Mauritanies1

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge