Mauritanie : Le BAC, un chemin vers l’inconnu !

abacAujourd’hui lundi 15 juin 2015, commencent officiellement les examens du Baccalauréat à l’échelle nationale et ce jusqu’au 17 du mois. Le nombre global de candidats est de 41982 dont 19038 filles soit un taux de 45,35%. Ils sont répartis dans 106 centres d’examen dont 50 sont ouverts à l’intérieur du pays et le reste entre les trois régions de Nouakchott. Selon la direction des examens et des concours (DEC), toutes les mesures sont prises pour le bon déroulement de l’examen sur toute l’étendue du territoire national.

L’heure de vérité qu’attendaient les milliers de candidats depuis le début de l’année scolaire actuelle. Un grand moment de l’histoire des jeunes élèves qui se retrouvent seuls face à la copie blanche et les énoncés des sujets. La bonne préparation la jouera au stress et à l’intuition du moment. Les épreuves du baccalauréat marquent la fin définitive du parcours de l’apprenant à l’école, car le succès lui permettra de se diriger directement vers une nouvelle étape, autrement dit celui des études supérieures, visant à décrocher un diplôme dans une spécialité bien déterminée afin d’entamer, tôt ou tard une carrière professionnelle, ce qui peut faire du Baccalauréat la clef de l’avenir.

C’est ce que disent toutes les déclarations officielles. Mais à regarder de plus près le sommaire de cette épreuve décisive qui se trouve à la croisée des « paliers » scolaires, l’on a matière à réfléchir sur l’avenir des candidats quel que soit leur sort (admis ou non), puisque même la réussite n’est pas une garantie d’une vie en rose !

De l’autre côté, c’est un pont vers l’inconnu ce BAC dans notre pays, car comment peut-on expliquer le phénomène de ‘’non admission’’ de milliers de candidats qui échouent à l’examen du bac ?, dont selon des chiffres avancés, les statistiques pourraient se situer autour de 70% de ces candidats malheureux qui abandonnent leurs études pour intégrer la société à la recherche d’un avenir incertain ! Voilà que les fins d’années arrivent, et c’est l’instant décisif et l’heure  est au bilan.

Des parents mécontents des résultats disent que ces échecs sont dus à la médiocrité de l’enseignement et du laisser-aller, d’autres, particulièrement  les gens du métier s’accusent réciproquement, et c’est à partir de là, que dans ce milieu éducatif qu’enfin des professionnels prennent conscience et s’interrogent sur la nécessité de reconstruire sur des bases nouvelles cet enseignement qui est l’avenir tout en étant le « pylône » nécessaire du pays.

Malgré sa dévalorisation au fil des longues évolutions démographique, économique et la hausse spectaculaire du taux de chômage dans le pays, ainsi que des influences politiques, le bac reste le diplôme-sésame le moins galvaudé, même s’il est l’indicateur phare de la détérioration du niveau de l’enseignement.

Pour le bac 2015, on attend la surprise de l’année de l’enseignement. Bonne ou mauvaise… ?

A.SIDI

 

Source: Tawary

 

 

 

 

 

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