Mauritanie : le président Ould Abdel Aziz de retour à Nouakchott dans une ambiance de fête

Le président mauritanien est rentré le 24 novembre à Nouakchott après plus de 40 jours de convalescence en France. Mohamed Ould Abdel Aziz avait été blessé par balle et « par erreur », selon la thèse officielle le 13 octobre, par un soldat de son armée près de Nouakchott. Des dizaines de milliers de personnes s’étaient massées entre l’aéroport et le palais présidentiel pour l’accueillir.

Dès 14h, les Mauritaniens ont commencé à affluer vers l’aéroport : partout, les couleurs jaune et vert du drapeau national, des portraits du président, et même quelques hommes à cheval et à dos de chameaux. Il faut dire que la veille, certains opérateurs téléphoniques avaient envoyé des messages à tous leurs abonnés, pour garantir une mobilisation maximale.

C’est finalement vers 17h20 que le président a atterri, accueilli à sa descente d’avion par les plus hautes personnalités de l’Etat, notamment le Premier ministre et le chef d’état-major mais aussi le président de l’Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir, membre de la partie de l’opposition qui a accepté de dialoguer avec le pouvoir.

En revanche, étaient absents les membres de la Coordination de l’opposition démocratique, qui, durant l’absence du chef de l’Etat, dénonçaient une vacance du pouvoir et demandaient la mise en place d’un dialogue inclusif pour préparer une transition.

A sa sortie de l’aéroport, debout à travers le toit ouvrant de sa voiture, le président s’est offert un bain de foule, au milieu des traditionnels youyous chantés par les femmes. La majorité des Mauritaniens présents étaient ses partisans venus accueillir « leur » président.

Pour d’autres, voir en personne le chef de l’Etat était aussi un moyen de s’enquérir directement de son état de santé. C’est le cas d’Alassane, étudiant de 21 ans sans appartenance politique.

Durant son séjour en France, beaucoup de rumeurs avaient en effet couru, que ce soit sur son incapacité à diriger la nation ou même sur la menace d’un coup d’Etat en son absence.

Source : RFI

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