Messaoud Ould Boulkheïr : Toujours là

Messaoud Ould Boulkheir 2Messaoud Ould Boulkheir, figure historique du combat pour l’émancipation des Haratines et de l’opposition mauritanienne de manière générale, quelque peu éclipsé ces derniers temps par les jeunes loups aux dents longues de la mouvance « El Hor », semble mener aujourd’hui une rude bataille pour revenir au premier plan et éviter la « marginalisation ».
Ainsi, depuis quelques jours, l’ancien président de l’Assemblée Nationale, leader de l’Alliance Populaire Progressiste (APP), un parti classé dans l’opposition hors FNDU, membre de la coalition dénommée « Convention pour l’Unité, l’Alternance Pacifique et Démocratique (CUPAD) » président du Conseil Economique et Social (CES)-une institution coquille vide ne servant qu’à assurer les émoluments de ses dirigeants, bouge beaucoup.
On dit que « la nature à horreur du vide ». Il en va de même pour la politique. L’ancien président de la chambre basse du parlement a fait sienne cette maxime. Ce qui explique la série de rassemblements de ses partisans à différents endroits de Nouakchott au cours des derniers jours.
Des rencontres à l’occasion desquelles Messaoud Ould Boulkheir a administré la preuve que malgré le poids de l’âge, il n’a rien perdu de sa verve légendaire et de ses qualités de tribun. Et de ses manières…
Piques contre le pouvoir et le FNDU
A l’image de ce meeting, organisé dans la commune d’Arafat le 05 avril dernier, et au cours duquel le leader de l’APP s’est pris à la fois au pouvoir et à l’opposition regroupée au sein du Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU), soupçonnés d’entretenir la volonté d’écarter ce parti et au-delà, la CUPAD du dialogue politique en gestation.
« Nous refusons d’être marginalisés dans le cadre des tractations visant l’organisation d’un dialogue national ». Après avoir plaidé en faveur de la reconnaissance du rôle de la CUPAD et de l’APP, et leur volonté de créer les conditions d’une scène politique nationale apaisée grâce aux vertus du dialogue, passage incontournable vers le consensus, Ould Boulkheir a sorti la grosse artillerie.
« Nous n’avons jamais pratiqué la politique du ventre. Nous osons élever la voix pour l’affirmer. Pour preuve, nous avons faim, nous avons soif, nous sommes malades, confrontés à des problèmes d’éducation et nous manquons de tout.
Des difficultés en dépit desquelles l’Alliance Populaire Progressiste (APP), demeure debout et fort, avec la légitimité de revendiquer le statut de premier parti de la Mauritanie »
. La suite de l’exercice d’auto glorification est réservée aux cadres de la formation pour leur action en faveur de « sa massification ».
Relever le défi face à la nouvelle génération
Curieuse attitude, que celle d’un vieux routier de la scène politique nationale, qui ne peut être soupçonné de naïveté, menant un combat sans perspective. Un exercice « futile » consistant à critiquer ceux qui tentent de le marginaliser dans la perspective d’un dialogue politique mort né, dont tous les mauritaniens ont presque la certitude qu’il n’aura pas lieu.
A travers ce combat de positionnement dont la motivation reste encore dans le brouillard, on pourrait percevoir la stratégie d’un leader qui refuse « la retraite » politique et « la marginalisation » au sein de la mouvance historique haratine.
Une démarche motivée par le refus obstiné de se laisser déborder par une jeune génération aux dents longues, dont les figures marquantes se déclinent sous les noms suivants : Birame Ould Dah Ould Abeid, leader de l’IRA, Boubacar Messaoud (SOS Esclaves), Samory Ould Bey (CLTM), Mohamed Ould Bourbouss (Mousqbal)……

Mohamed Mahmoud Ould Targui

Source : RMI Biladi (Mauritanie)

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