Messieurs Biram Ould Dah Ould Abeid et Ibrahima M. Sarr : retirez vous de cette course folle vers une néo-dictature… !

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L’avenir de notre pays, son unité nationale, sa démocratie et sa stabilité dans une région du monde en pleines mutations incertaines, dépendra largement de ce qui se décidera lors de la prochaine élection présidentielle.

La Guinée Conakry, Madagascar et le Guinée Bissau en Afrique avec qui nous nous disputions la dernière place en matière de démocratie et de stabilité ont pu engager des processus de dialogue ayant abouti, vaille que vaille, à des solutions de sortie de crise qui ouvrent des perspectives réelles de tourner la page des dictatures et de s’engager dans la voie de la .normalisation démocratique.

En Mauritanie, le pouvoir militaire, derrière ses paravents civils et son décorum démocratique persiste à vouloir placer la souveraineté du peuple sous sa tutelle et à lui dicter ses volontés à perpétuelle demeure .Il n’y aura donc pas d’élection libre démocratique et transparente.
De là ses feintes et manœuvres auxquelles se réduit pour lui la vie politique comme le montrent les différents « dialogues » engagés avec la classe politique singulièrement depuis 2009. Tous les compromis lui ont été proposés qu’il a invariablement écartés avec mépris, jusqu’au dernier dialogue avec le Forum qu’il vient d’enterrer sans sépulture.

Face à une telle amère réalité, la quasi totalité des forces politiques et sociales et des personnalités indépendantes significatives ont massivement décidé de boycotter cette « élection présidentielle » dont les résultats sont connus d’avance..

Après le Forum pour la Démocratie et l’Unité, c’est dans ce sens que se comprend la décision de boycott de l’APP de Messaoud Ould Boulkheir et le retrait de candidature du Bâtonnier Bouhoubeyni qui ont provoqué un véritable coup de tonnerre dans le ciel déjà tourmenté des participationnistes. Deux autres candidats retiennent l’attention pour avoir situé leur combat politique sur le terrain des principes et des valeurs : Biram Ould Dah Ould Abeid et Ibrahima Mockhtar Sarr.

Le premier avait dit et répété à qui voulait l’entendre qu’il ne participera à aucune élection de laquelle sont exclues les « couches opprimées » du pays, à savoir les hrattines et les négro-africains à cause d’un enrôlement « discriminatoire et raciste ».

Il est temps qu’il prouve que ce n’était pas là que des mots ajoutés à des mots. Qu’il n’y a pas d’autres priorités pour lui que celle de voir les exclus dont il s’est proclamé le champion exclusif, jouir de leur droit politique au vote.

Quant au second, il n’a pas fait de promesse explicite dans ce sens. Mais comment comprendre qu’au moment où des rapatriés dont des femmes et des vieillards entraient à Nouakchott après presque 400km de marche se voit brutaliser avec une rare violence, il puisse se murer dans la logique d’un régime qui, précisément, compte notamment sur sa participation électorale pour redorer son blason terni par ses pratiques unilatérales et légitimer ainsi sa volonté de se perpétuer ?

Pour l’un comme pour l’autre, il s’agit de contribuer à la clarification et à la réédification nécessaires d’un jeu politique devenu un théâtre de marionnettes et un jeu d’ombres chinoises, au détriment des intérêts fondamentaux de l’ensemble de notre peuple, toutes couches et catégories ethniques et sociales confondues..

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