Mise au point au sujet d’Ould Jeilani, ancien IGE et chroniqueur de Kassataya.

La frénésie qui s’est emparée du microcosme politico-économico-médiatique s’enrichit de méthodes peu scrupuleuses mais vieilles comme le monde. C’est ainsi que des individus naturellement bien intentionnés et désintéressés exhument les ossements d’un vieux texte écrit dans un contexte et sur un ton particuliers et s’en emparent pour régler des comptes.

Que des organes auxquels on peut prêter a priori du crédit et de la rigueur aient pu s’associer à ce genre de manœuvres donnent une idée du chemin que la profession a encore à parcourir. La rédaction de Kassataya apporte les éclaircissements suivants :

– Avant d’être nommé IGE, M. Mohamed Abba Ould Sidi Ould Jeilani était déjà cadre à l’ASECNA

– Les affectations au sein de cette institution relèvent de la seule prérogative de son directeur et n’obéissent en aucun cas aux vicissitudes de la vie politique des pays qui la constituent. Les Etats membres ne nomment directement que leur représentant au conseil d’administration.

Il n’est pas interdit de se renseigner avant de s’empresser de « trouver la cause de ce n’est point » (lire à ce sujet notre enquête sur les changements dans l’administration de l’ASECNA)

– Dire que M. Mohamed Abba Ould Sidi Ould Jeilani a varié dans ses positions relève de la pure imagination et du procès d’intention. S’assoir sur ses principes et ses convictions pour un poste de chargé du contrôle qualité et sécurité après avoir démissionné de son poste d’IGE pour ne pas cautionner une rupture de l’ordre constitutionnel serait une régression morale que le tempérament de M. Mohamed Abba Ould Sidi Ould Jeilany ne saurait autoriser.

Maintenir cette suspicion et cet amalgame n’est point rassurant sur le devenir du débat libre en Mauritanie, aussi bien avec ceux qui nous gouvernent actuellement qu’avec ceux qui prétendent les remplacer tout en usant des mêmes méthodes d’inquisition

Kassataya s’honore d’avoir M. Mohamed Abba Ould Sidi Ould Jeilani dans ses effectifs comme chroniqueur bénévole qui apporte chaque semaine son expertise technique et son éclairage pour une meilleure compréhension des événements vécus par la Mauritanie et la région Sahel-Sahara.

« Déverser sa bile » n’est pas à proprement parler la mission que nous nous assignons, ni notre compréhension du rôle d’un média libre et indépendant. Que ceux qui occupent la présidence et ceux qui souhaitent les remplacer le comprennent.

Kassataya le 17/02/2013

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