Mission médicale marocaine en Mauritanie : Avec AMAMI, des dizaines de malades indigents soignés gratuitement [PhotoReportage]

amami_DSC04160En collaboration avec deux associations marocaines, l’Association marocaine pour l’unité et la solidarité et l’Association les Amis du Patient, l’ONG AMAMI (Association mauritanienne des amis des malades indigents) présidée par Dr.Moulaye El Mehdi Ould Moulaye El Arbi dispense depuis le 26 avril 2016, et cela jusqu’au 30 avril prochain, des consultations et des soins à titre gratuit et offre des médicaments tout aussi gratuits à plus de quatre cent malades indigents.
Plusieurs spécialités sont offertes, gynécologie, dermatologie, ophtalmologie, pneumologie et pédiatrie.
Dans la structure sanitaire ouverte par l’ONG AMAMI, sis au quartier déshérité deBouhida à Nouakchott, c’est l’effervescence des jours exceptionnels. Des dizaines de malades font le pied de grue depuis les premières heures de ce jeudi 28 avril 2016.
La sensibilisation menée par les équipes de l’ONG AMAMI ainsi que le bouche à oreille semblent avoir bien marché. L’arrivée de la mission médicale marocaine, constituée de plusieurs spécialités médicales, n’est pas passée inaperçue. Haja, la trentaine, protège son enfant avec une couverture zébrée. Elle est venue un peu tard au centre.
«Je viens de Toujounine ; c’est ma sœur qui loge dans les parages qui m’a avertie» déclare-t-elle. Son enfant ne cesse de pleurer depuis quelques jours, témoigne-t-elle, le gamin endormi sur son épaule. «Il passe toute la nuit à pleurer et nous n’avons pas pu en savoir la raison. Nous l’avons-conduit à l’hôpital, mais l’ordonnance était hors de notre portée» déclare-t-elle. A la porte d’à-côté, Dr.Charghawya Samia, gynécologue, consulte sa quarantième patiente de la journée. Elle déclare avoir décelé plusieurs types de problèmes gynécologiques dont la majorité selon elle, nécessite un suivi à moyen ou long terme.
A quelques enjambées, de l’autre côté du couloir, la pharmacie. Debout devant la porte, Dr.Anouar Ben Hamed, chef de la délégation de la mission médicale marocaine se fait aider par Dr.Khaled Zoueine, pour distribuer les médicaments suivant les ordonnances qui leur viennent de leurs collègues spécialistes. Sur son dos, à l’intérieur de la salle, plusieurs sacs en vrac et une étagère remplie de médicaments, des solutions buvables et injectables, des pommades, des comprimés et des médicaments pour toutes les pathologies. «Il y en a pour plusieurs variétés et c’est gratuit » déclare Khaled.
En véritable coordinateur de la mission, Dr.Eloujdani Abdel Hagh, installé depuis des années en Mauritanie à la tête de l’Association marocaine pour l’unité et la solidarité, se félicite de ce partenariat qui, selon lui, concourt à resserrer les liens de fraternité et d’amitié entre la Mauritanie et le Maroc. Au milieu du brouhaha des patients, un sexagénaire attend devant la porte de l’ophtalmologue. Il s’agit deMohamed Ould Ahmed, accompagné de sa petite-fille. Il souffre de problèmes de vision. «Qu’Allah les rétribue, ce qu’ils font pour les pauvres, seul Allah peut les payer » souligne-t-il à l’intention des membres de la mission marocaine, forte de six praticiens.
Dehors dans la rue, des dizaines de femmes s’agglutinent devant la porte d’AMAMI. Pour cause, les salles à l’intérieur sont pleines ainsi que les allées. Quelques rares hommes, souvent des personnes du troisième âge sont dans les rangs. Dermatologie, pédiatrie, gynécologie et pneumologie, sont les cinq spécialités offertes par la mission médicale marocaine.
«Ce genre de mission médicale auquel nous a habitué AMAMI est une providence pour nous, gens de modeste revenu, car nous n’avons pas les moyens suffisants pour nous faire consulter ou nous soigner tout le temps » confie Vatma Mint Soueid, la quarantaine. Elle dit souffrir de démangeaison surtout au niveau des membres supérieurs. «J’ai été consulté et j’ai reçu des médicaments, merci AMAMI, merci le Maroc » a-t-elle conclu.
Il est presque quatorze heures. L’équipe médicale harassée par une journée de dur labeur peut alors prendre sa pause. Aux décomptes, ils ont consulté le double qui était prévu durant cette première journée, soit quatre cents patients. Le nombre initialement prévu pour l’ensemble des journées. Mais plus de deux cent autres malades semblent s’être invités à la case imprévue. La mission a décidé ainsi de poursuivre son travail, ce vendredi 29 avril, un peu avant la cérémonie officielle programmée en fin d’heure.

Cheikh Aïdara

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