MOHAMED OULD CHEIKH MOHAMED A DROIT À UN PROCESSUS JUDICIAIRE JUSTE ET ÉQUITABLE

Takioullah EiddaIl y a quelques mois, je réagissais à l’accusation de «violation des valeurs islamiques du peuple mauritanien» portée contre notre concitoyen Biram dans les termes suivants:

 «Oui, Mr Biram est un «voyou» pour certains, un «leader» pour d’autres. Toutefois, il est d’abord et avant tout un citoyen mauritanien. À ce titre, il a le droit fondamental d’être inculpé suivant un texte de loi clair, que personne n’est sensé ignorer selon l’article 17 de la Constitution.» http://cridem.org/C_Info.php?article=633210

 Aujourd’hui, un autre concitoyen Mohamed cheikh Ould Mohamedest sous les verrous parce qu’il aurait écrit des propos blasphématoires vis-à-vis de notre sainte religion et son Prophète Mohamed (Aleïhi Assalatou Wa Salam).

 Sans vouloir lui donner raison sur le contenu de ce qu’il aurait écrit, dont d’ailleurs je n’en avais jamais pris connaissance, je lève ma voix, haut et fort, pour dire qu’il faut assurer à notre concitoyen un processus judiciaire juste et équitable.

 Aujourd’hui, la Justice mauritanienne doit sonner le glas de ses détracteurs et ses pessimistes invétérés. C’est dans des situations de controverse et de débat houleux de société qu’une Justice assoie sa crédibilité et démontre, plus que jamais, son attachement aux principes de l’équité et à la Règle de droit.

J’en appelle donc à tous les mauritaniens libres, de bonne foi et de bonne volonté de se tenir debout, solidaires de cette Justice mauritanienne qu’on attend agir dans ce dossier de façon impartiale, insensible à l’effet des foules et aux sentences pré-imposées des fanatiques et des anonymes de la Rue.

 Dans des moments d’interrogation et d’hésitation, comme ceux d’aujourd’hui, il ne doit y qu’une seule chose: la recherche de la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. À cet égard, nos magistrats se doivent de démontrer une loyauté sans faille à leur SERMENT, et ce, en dépit de leurs croyances, leurs craintes et préjugés.

 Car, il en va de «la liberté d’expression, d’opinion et de pensée», garantie par l’article  10 de notre Constitution, et, par delà, de la liberté tout court de Mohamed Cheikh, de Salimata, de Fatimetou, de Zeinebou, de Lala, de Salek, de Aboubacar, de Mamadou, de Sidi, de Hanane, de Khadija, de Marieme, de Ahmed, de Fatama, de Aziza, … et de tous les mauritaniens que nous sommes.

 

Maître Takioullah Eidda, avocat

Québec, Canada

 

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