« Mon accusation dans ce dossier n’est pas fondé et j’allais resté Premier ministre si j’avais soutenu le coup d’état »


Le siège du parti Adil a accueilli ce lundi une conférence de presse organisée par le président de cette formation, l’ex Premier ministre, Yahya Ould Ahmed Waghf, pour s’expliquer sur ce qui est communément appelé en Mauritanie « le dossier du riz avarié ».

Waghef en meetingDans le début de son intervention, le président du parti Adil a remercié  tout d’abord tous ceux qui lui ont exprimé leur solidarité quand il avait reçu une convocation du juge d’instruction du tribunal en charge des crimes économiques.

Il a ensuite précisé que cette conférence de presse est consacrée à parler du dossier dit du « riz avarié », qui le poursuit depuis 2008, précisant qu’au parti Adil ils n’ont pas eu le temps nécessaire pour expliquer les tenants et aboutissants de cette affaire. Ould Ahmed Waghf a par la suite expliqué que dans chaque ministère il y a une commission des marchés qui s’occupe de tout ce qui est en rapport avec les appels d’offres pour choisir à la fin un des concurrents, ce qui s’est passé dans ce dossier où il est poursuivi. Ensuite, poursuit l’ex Premier ministre, quand toutes les procédures sont achevées, le dossier est alors présenté au secrétariat général du Gouvernement  pour s’assurer des signatures des personnes habilitées à le faire ; ensuite, le dossier est envoyé au Premier ministre pour signature. Ould Ahmed Waghf a indiqué que le marché en question concerne 3300 tonnes de riz dont une partie a été livrée avant qu’on ne se rende compte que la qualité spécifiée n’est pas conforme à celle demandée. Il  ajouté que ce qui est étrange, c’est le fait de demander des comptes au Premier ministre et non à celui qui vient avant lui. Il a révélé qu’avant d’être emprisonné, il était sous contrôle judiciaire et on n’a pas pris le soin de lui demander où il était avant cela ! Il poursuit en disant que plus étrange que cela, le fait qu’il ait été emprisonné au moment où l’Accord de Dakar était signé et qu’on avait convenu de libérer le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi. Ould Ahmed Waghf a affirmé que son arrestation est venue simplement parce qu’il avait refusé de cautionner le coup d’état du 6 août 2008.

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