Mon cher ami Claude

Me Takioullah Eidda

Merci de m’avoir tenu au courant de ton état de santé, via nos communications «Viber», dont la dernière remonte à tout juste deux semaines. Communication au cours de laquelle tu m’as exprimé ton espoir de reprendre ta vie normale. Dieu en a voulu autrement: InnaLillahi Wa Inna Ileyhi Rajioune.

Il n’y a pas de mots pour exprimer la tristesse et la peine qui m’habitent aujourd’hui après ce départ si subite et si foudroyant.

Je sais que la majorité de ceux qui te pleurent aujourd’hui n’étaient pas là durant les moments difficiles, même pas pour le moindre geste dans le combat acharné que tu as mené contre la maladie.

De ton vivant, ils t’ont tous lâchés, mentis, trahis, combattus dans l’ombre, et ce, jusqu’à l’épuisement des derniers de tes remparts immunitaires, permettant ainsi à la maladie de s’infiltrer aisément dans les artères de ton corps pour t’apporter avant même de célébrer tes soixante ans.

Oui, ils ont nié leurs paroles, ils ont nié leurs engagements, ils ont nié leurs dettes et par dessus tout, ils ont nié les préceptes de notre religion, particulièrement son précepte fondamental qui nous interdit d’envier l’autre pour ce que Dieu a bien voulu lui donner.

Car, ils t’en voulaient pour ton succès dont ils étaient incapables de réaliser et même d’imaginer. Ils t’en voulaient pour ton objectivité. Ils t’en voulaient pour ton indépendance d’esprit. Ils t’en voulaient aussi et surtout pour ta persistance à donner la parole à tout un chacun, et ce, peu importe la couleur de la peau, l’appartenance ethnique, l’appartenance politique ou encore le message véhiculé.

Aujourd’hui les voilà te pleurer avec les larmes du crocodile. Décidément, vous êtes le «Mozart» et ils sont le «Salieri»!!!

Mais ne t’en fait pas mon ami, leur tour viendra inévitablement: Dieu est juste. Leurs écarts, Dieu te le compense en «Hassanates».

Il ne me reste qu’à présenter ici mes condoléances les plus attristées à ta femme, Rella, et à travers elle, à tous les membres de ta famille en Mauritanie et en France.

Alors, repose en paix mon ami, tu le mérites bien.

« Ô, toi, âme pacifiée retourne vers ton Seigneur, agréante et agréée. Entre parmi mes serviteurs
et entre dans Mon paradis » 
(Cor. 89: 27-29).

InnaLillahi Wa InnaIleyhiRajioune

Me Takioullah Eidda, avocat

Québec, Canada

Source : Adrar Info

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