Monde: Le Mali toujours prêt pour le dialogue avec les groupes armés (président Keïta)

ibk-1809665-jpg_1641237Le Mali est prêt pour le dialogue avec les groupes armés, a déclaré lundi à Dakar son président Ibrahim Boubacar Keïta, en mettant en garde la communauté internationale contre la « duplicité » de certains des mouvements.

« La négociation était un objectif hier. Elle l’est encore plus aujourd’hui. Je renouvelle mon appel aux groupes rebelles et aux communautés du nord » du Mali, « que tous viennent, que nous parlions, que nous construisons ensemble le Mali », a dit M. Keïta, dans un discours devant les députés sénégalais.   Les pourparlers avec les groupes armés se feront cependant « dans la préservation totale et sans équivoque de notre intégrité territoriale », a précisé le président malien, en visite au Sénégal de dimanche à mardi.   Le Mali « n’est pas contre la négociation mais gardons-nous qu’on nous trimballe, (gardons-nous) de duplicités. Où est la duplicité ? Pas du côté » de Bamako « mais du côté du MNLA », le Mouvement national de libération de l’Azawad (rébellion touareg), a-t-il dit. Les négociations entre le gouvernement malien et les différents groupes armés, notamment touareg, du nord du Mali ont repris timidement il y a quelques semaines, chaque partie accusant l’autre de ne pas respecter ses engagements.   Les rebelles touareg ont été des alliés des islamistes armés qui ont occupé le nord du Mali pendant plusieurs mois en 2012, avant d’en être chassés par une intervention internationale, dirigée par la France et toujours en cours.   Dans le cadre de cette intervention, le Sénégal a dépêché au Mali des troupes, qui seront renforcées dans les prochains jours, d’après des sources officielles. « Les menaces actuelles qui planent sur notre sécurité sont une crise de croissance dont notre continent finira par triompher », a de son côté estimé le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Moustapha Niasse, après le discours de M. Keïta.   Dans un entretien à l’hebdomadaire Jeune Afrique diffusé le 7 avril, le ministre français de la Défense avait estimé que le processus de réconciliation nationale « n’avance pas assez vite ».   « Je le dis très clairement. Je pense que l’heure est venue (…), le processus de réconciliation est impérieusement nécessaire pour garantir l’intégrité du Mali, la paix et le développement », avait-il affirmé, assurant l’avoir « déjà dit » au président Keïta en janvier.   © maliactu.net avec AFP

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