Mouridisme en RIM: visite de de Serigne Bassirou Abdoul Khadre à BOUTLIMITT


De Touba à Rosso-Sénégal, il faut traverser Darou Moukhty, Sagatta, Kébémer, Louga, Saint-Louis. Plus de 400 kilomètres de route. Un chemin pas trop difficile mais très long.

serigne-bass-abdou-khadreC’est Touba qui rend visite à Boutlimitt, ou mieux, c’est la famille de Serigne Touba qui effectue un périple chez celle de Cheikh Sidya. Deux hommes qui se sont côtoyés pendant cinq bonnes années dans le désert mauritanien, qui se sont aimés, supportés et qui ont su pérenniser, par le biais de leurs familles respectives, l’excellence de leurs relations. Il faudra plus de 5 heures de route pour abandonner l’air frais de la capitale du Nord et humer celui chaud et sec de « Gannar ». Le soleil est au dessus de nos têtes. Nous sommes à Rosso-Sénégal. Il suffira d’avancer deux centaines de mètres dans le fleuve pour être en territoire étranger. De Rosso-Sénégal à Rosso-Mauritanie, il faut, inéluctablement, prendre un des deux engins mis à la disposition des voyageurs, si l’on ne veut pas courir le risque de chavirer à bord de ses pirogues qui vous proposent la traversée du fleuve à raison de 200 ouguiyas. Ouguiya … c’est la monnaie mauritanienne. Ce risque, c’est le représentant du Khalif général des Mourides à Saint-Louis qui le prendra. Ahmed Fall voulait s’affairer autour des formalités pour nous faciliter l’entrée en terre étrangère. La délégation de Touba, composée essentiellement de Baol-Baol, préfèrent prendre l’engin. Ici, on l’appelle « bac ». Ces deux ferrys sont offerts au Sénégal et à la Mauritanie par l’Allemagne. Seulement, ils sont entièrement gérés par Nouakchott. Entièrement ! Le conducteur, les matelots, les policiers sont au service du trésor mauritanien même si la traversée est totalement gratuite pour tout le monde et en tout temps. 45 minutes pour passer d’un pays à un autre …. La chose qui frappe le plus, c’est la couleur verte de la tenue des policiers et les kaftans qui, au gré du vent, flottent comme un drapeau. Ici, le wolof est une langue bien utilisée mais c’est l’accent arabe qui le caractérise. Le Hassaniya est seulement la deuxième langue la plus parlée dans cette localité. Le wolof le maltraite même à domicile. Privilège fait aux Mbacké-Mbacké : Cheikh Bass Abdou Khadre, Serigne Cheikh Abdou Gaïndé Fatma, Cheikh Bara Lahad, Serigne Cheikh Bara Maty Lèye et Cie sont restés dans leur véhicule pendant la traversée. Une chose formellement interdite généralement

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