Mystère : l’Imam finalement libéré, blanchi ou gracié ?

liberté

Après quasiment 10 jours de privation de liberté, voilà l’Imam de la mosquée où le coran fut profané, libre sans qu’on ne sache s’il a été blanchi ou gracié. Ce qui est sûr c’est qu’il fut libéré le lendemain de l’audience accordée par Aziz au mouvement des oulémas pour le soutien au prophète PSL. Le jeune forgeron n’a pas eu la même chance après la visite d’une assemblée de forgerons qui se sont pourtant félicités de l’entretien avec Aziz en ajoutant qu’ils n’ont pas parlé ni directement ni indirectement de cette affaire de l’impertinent jeune militant.

Pourtant, l’affaire de l’Imam et l’affaire du jeune forgeron sont bien différentes en matière de preuves accablantes si on en croit les faits :

En ce qui concerne l’Imam, il fut arrêté après son témoignage qui a motivé son arrestation pendant 10 jours, c’est donc que ses propos étaient douteux selon les autorités car on ne garde pas quelqu’un, un imam de surcroît, 10 jours à l’ombre au milieu d’une sombre affaire de manipulation de coran profané avec des déclarations d’un ministre de la communication qui accuse implicitement les islamistes de l’affaire fomentée, sans avoir de bonnes raisons de saisir le barbu surtout qu’une certaine presse directement téléguidée par le pouvoir l’a désigné comme étant de Tawassoul sans que le parti ne démente…

Toutefois il a été libéré comme si de rien n’était donc soit il a été blanchi ce qui signifie que ses propos sont cohérents alors 4 hommes venus en Hilux sont bien entrés dans sa mosquée, ont pris 4 corans, les ont déchirés et jetés dans les toilettes avant de disparaître et comme ces hommes n’ont pas été pris à ce jour alors comment le ministre de la communication peut-il implicitement accuser l’opposition d’avoir perpétré le forfait ?

Soit l’Imam a été gracié après la visite de l’association des oulémas pour le soutien au prophète PSL alors qu’il serait coupable de complicité dans une affaire de profanation du coran, ce qui serait doublement criminel d’abord pour l’état qui le libère de la sorte et pour les oulémas qui viennent demander sa libération car un imam arrêté dans une affaire pareille cela ne peut qu’être une catastrophe pour l’image de toute la confrérie qu’accuse le jeune forgeron de manipuler l’islam à des fins de classes.

Pendant ce temps, un jeune militant forgeron traumatisé dès l’enfance par le sort et le mythe de malédiction qui poursuit les siens, écrit à ses frères forgerons en citant maladroitement des faits historiques selon les sources qu’il indique, pour dire qu’il n’y a pas de caste en religion mais que ce sont les zouayas, tenants de la religiosité, qui ont manipulé l’islam pour leurs seuls intérêts et avant qu’on l’arrête, il a écrit une seconde lettre pour rappeler  que nul n’aime le prophète PSL plus que lui et que les zouayas sont les seuls qu’il attaque, le voilà arrêté pour blasphème et apostasie, son nom jeté en pâture à l’opinion publique avec la complicité active et passive de presque tout ce que pays compte d’intellectuels, de savants, de religieux, de politique jusqu’à la société civile.

Ces propos ont été dénaturés pour éviter le sujet de fond qui fâche et l’affaire a pris une telle dimension avec la sortie abusive du chef de l’Etat enturbanné devant la présidence, doublée de la sortie assassine de la présidente de la commission nationale des droits de l’homme sans parler du sort réservé à maître  Icchedou et sa famille pendant que le bâtonnier de l’ordre des avocats se terra comme un rat dans cette affaire au point que ni lui ni le président de la cour d’assise ne désigna un avocat commis d’office dans cette affaire gênante pour tous les hypocrites et les graines d’assassins.

Pourtant Dieu veille et il suffit largement comme témoin : voilà que tous ceux qui sont mêlés dans cette dénonciation calomnieuse se trouvent empêtrés dans une affaire autrement mortelle et criminelle que celle d’un coran profané avec que deux coupables possibles se renvoyant les uns les autres l’attentat contre le coran à savoir le pouvoir et les frères musulmans.

Bilan : le mieux pour tous en effet est de libérer l’imam qui n’a peut-être fait que dire la vérité et oublier cette affaire de coran déchiré même si tout le monde sait qu’il s’agit d’une manipulation manifeste. Oublier aussi les accusations du ministre de la communication, oublier que l’association al Moustakbal fermée appartient à ceux qui le revendiquent à savoir un député de Tawassoul et le chef spirituel Dedew.

Pourquoi ne pas oublier aussi la dénonciation calomnieuse contre le jeune forgeron ?

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