Mystérieuse affaire de vol de près de 3 millions d’Ouguiyas impliquant une bonne

argent1Ndimo Diouf, 17 ans, bonne dans une famille à Nouakchott, est accusée par son patron d’avoir dérobé ses 2.475.000 UM (équivalent à 5 Millions FCFA) qu’il déclare avoir laissé dans son placard.

Jeudi 19 Septembre dernier, la jeune fille drapée dans une robe cachant à peine un pantalon qu’elle portait était devant le juge d’instruction du 6ème cabinet pour sa première audition. Sa mère qui avait eu écho de la mésaventure de sa fille, une élève qui avait choisi de rendre ses vacances à Nouakchott utiles en s’engageant comme bonne, était venue précipitamment du Sénégal.

Ndimo a nié les accusations portées contre elle, déclarant que tout cela est un complot ourdi par son patron pour ne pas lui payer ses salaires, d’autant qu’elle lui avait dit qu’elle comptait retourner chez elle à la fin du mois.

L’instruction sera interrompue par le juge qui était débordé et qui préféra reporter l’audience. Ndimo devrait se présenter ce  dimanche, 22 Septembre, au bureau du juge pour reprendre son audition. Ses proches qui remplissaient les couloirs du juge, accompagnés par la mère de la jeune fille, avaient l’air triste. La colère se lisait sur leur visage.

Pendant ce temps, Aminetou Mint Mokhtar, la Présidente de l’Association des femmes chefs de familles (AFCF) menait un autre combat. Selon elle, la fille est mineure et ne devrait pas être mise à la prison des femmes mais plutôt au Centre de réhabilitation d’El Mina spécialement réservé aux mineurs. «Elle n’a que 17 ans ! » se révoltait-elle.

Durant sa déposition devant le juge, Ndimo a expliqué qu’elle travaille depuis presque trois mois avec la famille, un type qui travaille dans une Société de Télécommunication et elle n’a jamais eu de problème avec la famille.

Un jour, poursuit-elle en substance, son patron lui avait dit que la famille allait sortir de la ville, et qu’elle ne doit pas passer la journée dans la maison. Elle affirme alors avoir rejoint une proche, mais comme elle devait se changer et prendre une douche, elle décida de retourner à la maison pour voir si ses patrons sont revenus. Arrivée devant la porte, elle affirme avoir aperçut de la lumière dans la maison.

Elle frappa mais personne ne répondit. Elle téléphone à ses patrons mais ils ne décrochaient pas. Elle contacta alors une amie de la famille dont elle avait le contact et cette dernière téléphona certainement aux patrons de la jeune fille. Quelques instants plus tard, ils arrivèrent. La fille affirme qu’ils étaient les seuls à avoir les clés de la maison.

Ils ouvrirent la porte alors et que quelques minutes plus tard, son patron vint la voir pour lui dire que son argent a été volé et que c’est elle seule qui l’a pris. Selon ses employés, la bonne disposait bel et bien d’une clé qu’elle aurait utilisée en leur absence, pour prendre les fonds et les garder quelque part. Ce fut « Parole contre Parole ». En tout état de cause, une plainte fut déposée au Commissariat du Ksar 1 qui procéda à l’arrestation de l’employée de maison. Les policiers l’ont accompagnée alors chez elle à Sebkha.

Ils fouillèrent la maison de fond en comble mais ne trouvèrent rien. Pendant son audition devant le juge, elle a dit que ce n’est pas elle qui a pris l’argent et que si c’était le cas, elle aurait plutôt pensé à fuir, plutôt qu’à revenir à la maison et téléphoner à ses patrons pour leur signaler qu’il y avait de la lumière dans la maison. Qui a tord? Qui a raison?  L’histoire reste tout de même mystérieuse et les Magistrats devront normalement en démêler les écheveaux.

Abou Cissé

 

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