N’est pas Horma Ould Babana qui veut, même si l’adage dit : tel père, tel fils

Dr Cheihk Ould Horma

Dr Cheikh Ould Horma est revenu de nouveau dans sa série absurde de diatribes incompréhensibles et gratuites contre le pouvoir. . Il manifeste ainsi le profil d’un homme de plus en plus otage d’une haine et d’un esprit de revanche le conduisant à une dérive verbale excessive dépassant toutes les limites possibles. Se faisant, il perd ce qui restait de sa dignité, sa lucidité et la maitrise de soi.

Des valeurs qui doivent caractériser le comportement des hommes et des femmes qui aspirent à jouer un rôle important sur la scène publique.

Le comportement de Cheikh Ould Hourma qui a suscité une désapprobation totale au sein de l’opinion à bien des égards, est loin de celui adopté par son illustre père Horma Ould Bebana dans les années 50 et 60. Une attitude plus responsable et digne d’un homme d’Etat, lorsque ses idées et ses positions politiques n’ont pas recueilli l’approbation de la majorité des mauritaniens.

Une vision qui avait conduit à l’époque Horma Ould Bebana à l’exil, dans la sérénité et le respect du choix du peuple mauritanien de construire un pays souverain. Une attitude qui tranche aujourd’hui avec celle de Horma fils et confirme si besoin que ce dernier a perdu la raison. Un homme, initialement sans ambitions politiques du moins apparentes, et exclusivement dévoué à sa profession de médecin installé à l’étranger.

C’est dans les années 2000 qu’il reviendra et créa le parti Temam, il nouera des alliances politiques troubles et va vite montrer un caractère controversé et instable. Le masque allait tomber progressivement, puisque nommé par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz comme ministre de la santé, Cheikh Ould Horma qui présentait en apparence le profil d’un homme patriotique, compétent et engagé pour la construction de la Mauritanie Nouvelle, allait manquer à sa noble mission.

Il a manqué l’occasion de réaliser un actif permettant son maintien dans le sérail. C’est d’autant plus vrai qu’il a eu la sacrée chance de bénéficier de préjugés favorables des dirigeants mauritaniens, lesquels avaient fait table rase de son passé, voyant en lui le profil d’un homme édifié sur les attentes de la Mauritanie indépendante, souveraine, prospère, tolérante et réconciliée avec elle-même avec l’avènement du Mouvement de Rectification.

Limogé en toute logique pour sa mauvaise gestion et ses dérives impardonnables, Ould Horma n’a pas voulu consommer le fruit récolté de ses torts et fautes à répétition. Il se déclara depuis cette date comme l’ennemi juré du pouvoir mauritanien, particulièrement du Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz. Il a tenté à maintes reprises, sans succès de sombrer l’excellente image de dirigeant providentiel de la Mauritanie voire du Continent Africain.

Cette même image de considération et de respect caractérise notre pays aujourd’hui sur la scène internationale, n’en déplaise à Cheikh Ould Horma. Ce même Cheikh Ould Horma symbolise aujourd’hui malheureusement l’image la plus affligeante qui puisse exister d’un homme politique, manifestant des positions instables, tantôt avec l’opposition, critiquant avec virulence le pouvoir, tantôt avec la majorité, appelant les leaders de la COD de tous les noms d’oiseaux; Cheikh Ould Horma est devenu progressivement un homme méconnaissable et détesté.

Son dernier écrit diffamatoire et gratuit illustre les prises de positions hystériques et paranoïaques qui, ne tarissant pas d’éloges hier à l’endroit du pouvoir mauritanien pendant qu’il y gardait un pied, tire aujourd’hui à boulets rouges sur un système démocratique et réconforté par les résultats des élections présidentielles du 21 juin 2014, pour l’avoir écarté des candidatures de l’UPR pour les élections parlementaires de 2013.

Une versatilité doublée d’une malhonnêteté intellectuelle qui tranche avec celle de son père Feu Horma Ould Babana. Une attitude que décrit bien le célèbre poète mauritanien Ould Ebnou Ould Hmeida quant il comparait, à travers une métaphore saisissante, la conduite de l’un de ses contradicteurs par rapport à celle du père de celui-ci : « ve inte newatoune minhou in quane el cheikhou temraten we lem yekoun fadhlou ettemri yesri ila ennewa ». C’est à dire « Si votre père était une date, vous êtes le noyau et les vertus des dattes ne parviennent pas au noyau ».

Oui, c’est la triste réalité du Dr Cheihk Ould Horma ; un homme controversé, au parcours versatile pour une ambition manquée.

Abdellahi Ould Abdeljelil

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