« Ni pigeons, ni espions », les acteurs du numérique mobilisés contre la loi sur le renseignement

4620006_6_5bbb_ill-4620006-704c-pigeonsespions_0c148af5dc0a36d93a91d36f0ddc9742« Nous, acteurs du numérique, sommes contre la surveillance généralisée d’Internet ». Ainsi commence l’appel du mouvement « Ni pigeons, ni espions », qui a recueilli plus de 600 signatures pour protester contre la loi sur le renseignement, qui doit être votée le 5 mai à l’Assemblée nationale. De grands hébergeurs comme OVH ou Gandi, des fournisseurs d’accès à Internet, des start-up comme Capitaine Train, des médias comme Libération et Mediapart ou encore des organisations comme le Conseil national du numérique font partie des signataires, qui dénoncent une loi « inefficace », mais surtout « dangereuse pour la croissance ».

En réponse à la fronde des hébergeurs, le gouvernement a accepté de les rencontrer le 15 avril, alors que le texte était examiné à l’Assemblée. Résultat : un amendement, adopté peu après, leur offrait quelques garanties sur les « boîtes noires ». Le texte précise que le champ d’application se limitera à « la détection d’une menace terroriste », que la procédure d’urgence prévue par la loi ne s’y appliquera pas, et que les hébergeurs pourront séparer eux-mêmes les données de contenu (les e-mails des utilisateurs, etc.) des métadonnées (l’heure, la date à laquelle ces e-mails sont envoyés, par exemple) récupérées par le dispositif.

Un message aussitôt atténué par un autre tweet : « Ceci étant dit, je pense que cette loi va avoir des impacts sur notre quotidien de manière très profonde et donc elle n’est pas bonne. » La volonté d’apaisement du gouvernement n’aura donc pas suffi, et OVH continue donc de faire partie du fer de lance du mouvement.

Source: lemonde.fr

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