Niger: Dépôt de la candidature d’Hama Amadou, Boubacar Cissé dénonce «la machine à frauder» du pouvoir

Hama Amadou et  Boubacar CisséLa date limite de dépôt des candidatures pour la présidentielle de février 2016 fixée à ce samedi a enregistré la candidature d’Hama Amadou par ses partisans jeudi dernier pendant que lui même est écroué depuis plus de six semaines.

« Je peux vous confirmer que le dossier du président Hama Amadou pour les élections présidentielles 2016 a été bel et bien été déposé par les membres de la Commission politique en présence d’un huissier de justice, assure au média d’Etat français Rfi, Seydou Bacari, président du groupe parlementaire Lumana. Un huissier de justice pour s’assurer que toutes les pièces demandées ont été bel et bien déposées au niveau du ministère de l’Intérieur, parce qu’on ne sait jamais. Le régime actuel est un régime vraiment aux abois. Aujourd’hui leur dernière stratégie c’est de décapiter notre formation politique. Vous avez vu, avec toutes les arrestations qui sont en train de s’opérer ? Vous avez appris l’interpellation du ministre d’Etat Cissé boubacar qui est le président de l’URD-Tabbat ».
« Il a été introduit une demande de liberté provisoire, poursuit Seydou Bacari. Le délibéré est prévu pour le 11 janvier. Nous pensons en tout cas qu’il n’y a aujourd’hui aucune raison que monsieur Hama soit gardé en prison. Nous avons confiance en notre justice et nous pensons que le 11 janvier, inch Allah, la justice doitpouvoir  le libérer et Hama vapouvoir battre campagne comme les autres candidats ».

Pour rappel,Hama Amadou est en prison pour son implication présumée dans une affaire du trafic de bébés. Il avait été arrêté le 14 novembre dès sa descente d’avion à Niamey à son retour au Niger après un an d’exil en France. Le président du groupe parlementaire Lumana, Seydou Bacari confirme que la candidature   d’Hama Amadou a été bien été déposée.
 
La machine à frauder du pouvoir  dénoncée par Amadou Cissé Boubacar 

Une mode abusive à Niamey, la capitale du Niger, serait-elle d’arrêter les opposants ? Il semble en tout cas que de Mahamadou Issoufou, candidat à sa propre réélection, se crispe à un mois et demi des élections couplées (présidentielle et législatives) prévues le 21 février. Après Hama Amadou, ex-président de l’Assemblée nationale, maintes fois ministre, candidat à la présidentielle pour le Mouvement démocratique nigérien (Moden), arrêté à l’aéroport de Niamey mi-novembre lors de son retour au Niger après une année d’exil à Paris en raison d’accusations de trafic de bébés, c’est au tour d’Amadou Boubacar Cissé, 67 ans, candidat de l’Union pour la démocratie et la république (UDR), de connaître l’arbitraire.
Le 31 décembre, Cissé a passé «trois heures à la PJ» de Niamey au moment où il s’apprêtait justement à déposer sa candidature. Joint vendredi soir par Libération, il déclare : «C’est une pression intolérable qui s’exerce. Nous sommes dans une situation de crispations qui n’annonce rien de bon. Le pouvoir  provoque les opposants et joue un jeu dangereux.»
Le parti présidentiel (Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme, PNDS) serait, pour Amadou Boubacar Cissé, aux abois. Il se viderait de ses militants et surtout, représenterait «un réel facteur de division dans le pays». Il évoque les atteintes «aux libertés politiques» qui seraient «de plus en plus confisquées, avec la mise sur écoute des candidats et opposants, y compris mes lignes [téléphoniques]». Celui qu’on appelle «ABC» expliquait vendredi à Libération que «les cabinets noirs» seraient «déjà en ordre de marche pour truquer les élections».

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