Nigeria, Tchad, Niger, Cameroun : la bataille contre Boko Haram fait rage

Des soldats tchadiens en patrouilleJeuneAfrique: Les islamistes nigérians de Boko Haram ont attaqué mercredi matin, dans la ville nigériane de Gamboru (nord-est), une position de l’armée tchadienne qui a repoussé l’assaut. Un soldat tchadien a été tué et au moins huit blessés.

La guerre est lancée sur tous les fronts. Dans le nord-est du Nigeria, à la frontière avec le Niger et le Cameroun, les combats sont désormais quotidiens.

Gamboru sous la menace de Boko Haram

Mercredi 11 février au matin, les islamistes nigérians de Boko Haram ont attaqué une position de l’armée tchadienne dans la ville nigériane de Gamboru (Nord-Est). L’assaut a été repoussé.

Un soldat tchadien a cependant été tué et huit de ses frères d’armes blessés, a précisé une source militaire à l’AFP, faisant état de « plusieurs éléments de Boko Haram tués ». Trois véhicules des assaillants ont été détruits. France 24 parle de onze blessés, toujours côté tchadien.

« Les éléments de Boko Haram ont voulu nous surprendre en nous attaquant aux environs de 4H00 du matin (3H00 GMT). Nous étions au courant depuis la veille et étions préparés », a déclaré cette source, jointe à Gamboru depuis N’Djamena. « Ils sont arrivés avec 14 véhicules et deux blindés. Nous les avons repoussés et ils ont fui ».

« Un hélicoptère est mis à contribution pour les poursuivre et les détruire », selon cette source.

État d’urgence au Niger

Engagé lui aussi dans la lutte contre Boko Haram et directement visé par la secte islamique sur son territoire, le Niger a déclaré mardi l’état d’urgence dans la région frontalière de Diffa (Sud-Est). Cette ville, capitale provinciale située à quelques kilomètres du Nigeria, a été attaquée quatre fois en quatre jours par des combattants du groupe terroriste nigérian Boko Haram entre vendredi et lundi.

Face à ces attaques à répétition, le gouvernement nigérien, réuni en conseil des ministres extraordinaire, a proclamé l’état d’urgence dans la région de Diffa pour quinze jours à compter du mardi 10 janvier à minuit. Cette mesure accordera des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité, dont celui « d’ordonner des perquisitions à domicile de jour et de nuit », indique un communiqué gouvernemental lu à la radio nationale.

Lundi, l’Assemblée nationale du Niger avait voté l’envoi de troupes pour combattre les islamistes. Quelque 750 soldats seront envoyés au Nigeria, selon un député.

L’allocution de Paul Biya

Dans un discours retransmis mardi soir à la télévision d’État, le président Paul Biya a demandé aux jeunes Camerounais de suivre l’exemple des soldats engagés depuis des mois dans la lutte contre Boko Haram, promettant la victoire.

« Ce combat qu’ils mènent en notre nom, au péril de leur vie, est celui de toute la nation. Avec le soutien de chacun d’entre nous, il ne fait aucun doute que nous en sortirons vainqueurs », a-t-il assuré. Paul Biya a salué la « vaillance », le « sens du devoir et du sacrifice » des militaires camerounais, en appelant ses compatriotes à l’unité face à Boko Haram, qui multiplie les assaut dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun.

« Dans la période délicate que traverse notre pays, menacé par un ennemi impitoyable (Boko Haram), jamais notre cohésion nationale n’a été aussi indispensable », a-t-il affirmé. « Les pays amis, les pays épris de paix et de liberté, la communauté internationale, l’opinion mondiale sont avec nous », s’est-il réjoui.

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