Noël Mamère : Communiqué de presse


Suite à divers contacts et échanges avec des amis et camarades militants-y compris mauritaniens- je découvre que j’aurais accordé bien plus d’interviews et tenu plus de propos que je ne dois et peux pas avoir tenus au sujet du malheureux malentendu qui me vaut le courroux du président mauritanien.

index Il ressort de tous ces échanges que ma parole libre et spontanée est abusivement instrumentalisée dans une série de manipulations économico-politiques et tribales qui déstabilisent déjà un pays et un peuple que je respecte dans une région accumulant des crises tragiques qui n’épargnent pas mon propre pays. En effet, la France est engagée militairement au Mali et je compte nombre de compatriotes otages dans cette région où la chronique de leurs éventuelles survie et libération passent aussi par la collaboration active des autorités de Nouakchott.

A tous ces titres, je tiens à préciser que mon propos télévisuel – tenu lors de l’émission «28 minutes» du 21 janvier 2013 traitant de la situation malienne – n’avait pas vocation à stigmatiser le président mauritanien dans sa personne ni lui faire porter la responsabilité des trafics de drogue ou d’influences qui gangrènent la Françafrique au sens plus large.

Autrement dit, je ne veux pas être instrumentalisé : lors de mon intervention sur Arte, j’ai évoqué le président mauritanien, sans doute, abusivement. Comme j’aurais pu dire «tchadien», «malien» ou «algérien»…etc. Tant je ne visais pas l’homme lui-même mais plutôt les dysfonctionnements des appareils judiciaires – y compris chez nous en Europe – qui laissent parfois échapper de gros poissons mafieux comme cet autre homme dont j’ai parlé lors de mon intervention. C’est dire que, malheureusement, l’épithète géographique peut se décliner sur tout un continent.

L’intérêt de mon propos était surtout d’attirer l’attention de l’opinion publique française sur les enjeux et risques de notre intervention en territoire étranger dont le moindre n’est pas la capacité des djihadistes terroristes à trouver refuge dans les états voisins trop longtemps abandonnés à la dictature et au sous-développement.

Noël Mamère

Député-Maire de Bègles

Source : Le Calame

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