Non affaire !

La polémique soulevée par l’affaire du visa qu’on aurait refusé à Monsieur Messaoud Ould Boulkheir à l’ambassade de France n’a pas raison d’être. Et les responsables de l’APP qui tentent d’en faire une affaire se trompent. Ceux qui en font un « cheval » pour étaler leur patriotisme se trompent de monture. Ayant pris contact avec l’Ambassade de France à ce sujet, il nous semble que la question est une non affaire, car il s’agit d’une mauvaise compréhension de la procédure suivie par les ambassades des pays parties au Traité de Schengen, qui, depuis deux ans maintenant, ont introduit l’obligation de relever les empreintes des requérants pour le visa. A ce titre, nous explique-ton, chaque demandeur est obligé de se présenter physiquement au poste consulaire pour s’acquitter de cette formalité. La seule exception possible est celle accordée au Président de la République devant se rendre dans l’espace dans un cadre strictement officiel.

Si ces informations sont exactes, l’on devrait se demander pourquoi les responsables d’un parti respectable, respectueux des lois et dont le Président est l’icône de la défense de l’Etat de droit soulèvent une polémique qui n’a pas lieu d’être. L’APP n’a jamais été, de mémoire de Mauritaniens un parti qui cherchent les passe-droits ou se place au-dessus des lois. Le parti des humbles a été, de tout temps, une formation dont les responsables et leaders sont d’abord légalistes et soucieux du respect effectif des lois dans notre pays. c’est même sa raison d’être !

Le respect que nous devons tous à Monsieur Messaoud Ould Boulkheir oblige aussi les étrangers, qui qu’ils soient. Lui manquer de respect ou tenter de minimiser son rang dans l’Etat et la société ne peut jamais être toléré, ni compris. Seulement, nous devons savoir et entériner que la loi est la loi. Et ce n’est pas au premier chef du palier législatif dans notre pays qu’on l’apprendra. Ce n’est pas au vieux routier de l’administration, ni à l’ancien ministre et encore moins et la grande sommité politiqiue qu’on le dira. Si quiproquo il y a, il doit être rapidement levé. Aussi bien par l’ambassade de France que par les gens de l’APP. Il ne sert à rien d’étaler ce genre de choses en public, car c’est une procédure admistrative qui doit être reglée par des voies administratives. Et c’est là que le communiqué de l’APP sur la question a posé plus de problèmes qu’il n’apporte de solutions. Il ne ferme certes pas la porte devant toute « discussion » ou une « explication amicale » possible et souhaitée entre les deux parties, en l’occurrene Messaoud Ould Boulkheir et l’ambassade de France, mais il installe un semblant de mésentente inutile et qui n’a pas lieu d’être.

Ce que les services concernés à l’Ambassade de France nous ont expliqué semble être logique. Il y a un problème de compréhension ou d’interprétation de la procédure qui s’est posé. Il y a lieu de le résoudre, sans enfreindre les dispositions du Traîté de Schengen et sans préjudice au rang et à l’image de Messaoud Ould Boulkheir, Président de l’Assemblée nationale.

Les mauvaises « langues » qui se sont rapidement saisies de « l’affaire » pour la vendre à l’opinion comme un bras de fer entre l’Ambassadeur de France et Messaoud Ould Boulkheir envéniment les choses. Certains à dessein, liant « l’affront » á une récente déclaration de ce dernier sur la position de la France sur la situation politique interne en Mauritanie.

Pourtant, il ne faut pas être Duverger pour savoir qu’il ne doit y avoir aucun lien, logiquement, entre le politique et la sphère du champ consulaire qui se limite, exclusivement, à contrôler et organiser les procédures d’accès au territoire francais.

Nous ne croyons pas l’Ambassadeur de France rancunier à ce point. Et s’il l’est, c’est au gouvernement d’en faire cas et d’en tirer, au plus vite, les conséquences, car il aura dépassé les limites que lui confèrent son statut. Mieux, aller jusqu’á dire que les chancelleries allemandes et espagnoles ont été saisies par leur homologue francaise afin de « bloquer » toute demande de Monsieur Ould Boulkheir à aller dans ces pays, ne semble pas, selon notre source, tenir la route pour la bonne et simple raison que les règles suivies à l’ambassade de France sont celles-là même qui sont valables dans ces deux chancelleries. Statut de Schengen oblige !

Oui, le Schengen est assez ch… pour nous autres, mais la loi reste, malheureusement, la loi. On s’y conforme ou on la subit !

Amar Ould Béjà

Source : Lauthentique


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