Non aux germes de la division : Evénements de Kaédi

Ahmed Ould Bettar
Les mauritaniens sont condamnés de vivre ensemble. Ils ont pris conscience de cette fatalité après avoir payé de lourds tributs, qui ont permis de rectifier le tir et de prendre les enseignements utiles comme les incidents douloureux de 1989-1990.

Avec les actuels incidents de Kaédi, la cohésion sociale et l’unité sont menacées et le spectre de la division fortement nourri par les ennemis des fronts intérieur et extérieur place dangereusement sur le pays.

L’Etat doit réaliser l’ampleur des risques encourus par cette situation et agir très en conséquence, pour montrer que l’unité nationale est également une ligne rouge qu’il n’est pas tolérable de toucher, au même titre que l’intégrité nationale et la souveraineté.

Il est fortement regrettable que les partis de la majorité et de la COD, qui se mobilisent à leur maximum pour des objectifs politiques, parfois comparés à des intérêts politiciens, ne témoignent pas la même verve face à cette tension qui continue de caractériser la vie des habitants de Kaédi.

Ceci est d’autant vrai que toutes ces forces politiques, mettent au devant de leur programme la préservation de l’unité, prônent la diversité dans le respect mutuel et œuvrent pour cicatriser les plaies consécutives au génocide des années 80.

Une période noire de l’histoire de la Mauritanie musulmane, arabe et africaine qui relève de l’état barbare et qui mérite aujourd’hui une nouvelle dynamique engageant toutes les forces vives de la nation pour ne plus se reproduire. Un défi facile à relever si ces forces s’investissent dans la culture d’une citoyenneté pleine et entière avec la même verve qu’elles manifestent lors de la tenue de meetings politiques.

Source : Rapide Info

Publicité

Mauritel

Speak Your Mind