Nouakchott: démarrage du panel sur la transparence et le développement durable

Trcp_21_30_224La conférence de haut niveau sur la Transparence et le Développement durable en Afrique s’est ouverte ce 19 janvier 2015 à Nouakchott en présence d’experts de renom dont Peter Egan, President de Transparency International et d’un invité de marque: Paul Kagamé.
Accompagné d’une forte délégation, le President rwandais devait s’exprimer devant un auditoire de 150 représentants des organismes internationaux (Banque Mondiale, FMI), des institutions régionales (ECA, BAD, OMVS) et des Etats. Le thème général de ce panel de deux jours, intitulé “transparence et développement durable”, ne pouvait laisser indifférent la Socièté civile.
Outre “Transparency International”, venu avec une forte délégation dont sa directrice régionale Afrique, il y a aussi Greenpeace, diverses ONG et le réseau des parlementaires africains pour la transparence des industries extractives.
Le panel revêt aussi une dimension politique, placé sous le haut patronage effectif du President mauritanien, Mohamed Abdel Aziz, President en exercice de l’Union Africaine, engagé dans la lutte contre la gabegie.
L’Afrique perd chaque année environ 3% de croissance du fait de la corruption et de la mauvaise gouvernance. “Le défaut de transparence et de redevabilité est la seconde cause des conflits en Afrique rappelle Maurice Enguélé de l’Institut africain de la bonne gouvernance qui cite la charte africaine de la démocratie comme pièce essentielle dans une panoplie d’instruments juridiques au niveau continental.
“L’Afrique est en avance sur plusieurs régions avec des outils sectoriel comme l’African Mining vision. Donc, explique M. Enguélé, “le cadre légal ne fait pas défaut”.
Pourtant depuis dix ans, explique-t-il, la bonne gouvernance et la recevabilité son en régression à l’inverse de la courbe de la croissance en forte progression. “Ce qui montre bien de l’avis de M. Enguélé que l’empilement des textes est insuffisant pour venir à bout de la corruption. La promotion de la bonne gouvernance ne pourra avoir de sucées sans un changement des mentalités. C’est un processus politique à long terme”.
Un point de vue partagé par Oussekey Mensah, President du réseau parlementaire africain contre la corruption. ” La transparence commence par la liberté d’expression et le respect des droits de l’homme”. En attendant, les pays africains continuent à adhérer.
Des 34 pays africains ayant adhéré au mécanisme pour la Transparence des industries extractives, 17 pays ont terminé leur auto-évaluation et sont entrain de mettre en place des plans d’action”. Le mécanisme est basé sur l’auto-appropriation, la participation et l’inclusivité, ce qui suppose une participation citoyenne et une concertation entre gouvernement et société civile.
Pour sa part, Khadim Diop, ministre sénégalais en charge de la bonne gouvernance, a appelé à dépasser le volontariat et à faire de l’adhésion une exigence pour l’aide budgétaire auprès des bailleurs. Une proposition qui sera sans doute retenue dans la déclaration finale de ce forum.
Mauritanie: un processus à codifier
La Mauritanie, adhérente l’ITIE, s’est dotée d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption adoptée en 2010. Ce processus fait suite à la création de l’Inspection d’Etat en 2005, la loi sur la transparence des financements des campagnes électorales adoptée en 2006 et la loi sur la Transparence financière de la vie publique en 2007.
Cette loi institue l’obligation de déclaration de patrimoine en début de mandat et en fin de mandat pour les postes électifs. Parallèlement, le pays a redynamisé la Cour des Comptes créé en 1993 et désormais active. Seul hic, ces différents dispositifs de promotion de la transparence et de lutte contre la corruption, qui bénéficient de l’implication des parlementaires et de la société civile, ne sont pas encore regroupés en un seul code.

Source : Financial Afrik

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