Nouakchott : L’emplacement d’une mosquée, objet de litige foncier à Riad.

MOSQUEE

RIMWEB- Deux parties( les habitants du quartier PK8,EID et un ex-commissaire de police)  réclament un terrain situé au PK8, EID, dans la Moughataa de Riad, dans la banlieue de Nouakchott et cela depuis sept ans. Les habitants du quartier détiennent un document administratif portant N°22, en date du 15/05/1997, dument signé par le Wali de Nouakchott, d’alors. Et le document en rapport avec le plan du site précise qu’il s’agit d’une parcelle destinée à une Mosquée et une Mahadra.

La parcelle objet de  litige se situe sur la route du carrefour Bamako, et elle est délimitée à l’Est par les lots N°312-313-314 et à l’Ouest par les lots N°187-388-389. Ce même terrain est réclamé par un ex- commissaire divisionnaire de la police mauritanienne et d’ailleurs ancien directeur de l’Ecole nationale de police, du nom de Diop Ibrahima, qui devant les autorités de Riad a présenté les permis d’occuper N°11768 et 11769, qui indiquent qu’il s’agit de deux parcelles à titre d’habitation signés en date du 02/06/2002 et portant les N°975 et 977.

Entre le document relatif à la mosquée (1997) et celui  à tire d’habitation (2002), il y a une différence  de 5 ans.

A ce sujet, les investigations de RIMWEB ont prouvé que les terrains dont l’ex-commissaire détient les N° de permis d’occuper sont occupés par des familles qui y ont déjà construits des maisons en durs. Il s’agit de familles déménagées des Kebbas de Sebkha et d’El Mina, vers Riad, en 1990. Et elles sont munies de quittances de paiement.

Selon nos sources, ce litige a entravé la construction de la Mosquée et de la Mahadra par des bonnes volontés qui se sont présentées à maintes reprises. Nous appris des sources proches de la Moughataa de Riad que le plan initial n’a jamais été modifié ni changé et que chaque zone comporte les mêmes séries de numéro de lots. Et après consultations, les autorités administratives de la Moughataa de Riad ont décidé de transférer l’affaire au Wali.

Nous signalons que les bureaux de l’administration mauritanienne ne tarissent jamais de plaintes sur des litiges fonciers et surtout à Nouakchott, la capitale du pays. Et lors d’une enquête qui nous avions menée, la semaine dernière dans l’une des principales Moughataa de la capitale, le Hakem que nous avions trouvé sur place nous a affirmé qu’il est entrain de payer les fautes commisses par les autres, depuis deux décennies.

Et celui-ci de citer « des doubles- emploi, des ventes doubles, des parcs occupés, voilà des dossiers à traiter et difficilement », a-t-il conclut.  

Nourddine Salah

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