Nous voilà en 1438 : le Alem et le calendrier…

calendrierislamique_oumma » Le Coran n’interdit pas l’usage du calcul astronomique. Mais, le consensus des oulémas s’est forgé solidement, pendant 14 siècles, autour du rejet du calcul, à part quelques juristes isolés, dans les premiers siècles de l’ère islamique, qui prônèrent l’utilisation du calcul pour déterminer le début des mois lunaires. Sur le plan institutionnel, seule la dynastie (chi’ite) des Fatimides, en Égypte, a utilisé un calendrier fondé sur le calcul, entre les X siècle et XII siècle, avant qu’il ne tombe dans l’oubli à la suite d’un changement de régime.
L’argument majeur utilisé pour justifier cette situation se fonde sur le postulat des oulémas, selon lequel il ne faut pas aller à l’encontre d’une prescription de Mohamed ( PSL ). Ils estiment qu’il est illicite de recourir au calcul pour déterminer le début des mois lunaires, du moment que Mohamed ( PSL )  a recommandé la procédure d’observation visuelle.
De nombreux oulémas soulignent, de plus, que le calendrier fondé sur le calcul décompte les jours du nouveau mois à partir de la conjonction, laquelle précède d’un jour ou deux l’observation visuelle de la nouvelle lune. S’il était utilisé, le calendrier fondé sur le calcul ferait commencer et s’achever le mois de ramadan, et célébrer toutes les fêtes et occasions religieuses, en avance d’un jour ou deux par rapport aux dates qui découlent de l’application du hadith de Mohamed ( PSL ), ce qui ne serait pas acceptable du point de vue de la charia.
Mais, depuis le début du xxe siècle, de plus en plus de penseurs islamiques, ainsi qu’une poignée d’oulémas de renom, remettent en cause de tels arguments.
À leur avis, Mohamed ( PSL ) a simplement recommandé aux fidèles une procédure d’observation de la nouvelle lune, pour déterminer le début d’un mois nouveau. Les bédouins se basant sur la position des étoiles pour se guider dans leurs déplacements à travers le désert et pour connaître le début des mois, Mohamed ( PSL )  n’avait fait que les conforter dans leurs habitudes ancestrales.
L’observation du croissant n’était qu’un simple moyen, et non pas une fin en soi, un acte d’adoration (‘ibada). Le hadith relatif à l’observation n’établissait donc pas une règle immuable, pas plus qu’il n’interdisait l’utilisation du calendrier astronomique.
D’après certains juristes, le hadith ne parle même pas d’une observation visuelle de la nouvelle lune, mais simplement de l’acquisition de l’information, selon des sources crédibles, que le mois a débuté. Cela ouvre naturellement de toutes autres perspectives dans la discussion de cette question. »
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