Nouveau gouvernement au Mali: entre soulagement et frustration

Depuis le lundi 20 août au soir, le Mali s’est doté d’un nouveau gouvernement d’union nationale comme exigé par la communauté ouest-africaine. Parmi les 31 ministres nommés, 18 sortants ont été reconduits. De nombreux Maliens, observateurs et politiciens se disent soulagés de la nomination du gouvernement mais beaucoup s’attendaient à une bien plus large ouverture. Parmi les mécontents, on retrouve les ressortissants du nord du Mali.

Tiéman Coulibaly, nouveau ministre malien des Affaires Etrangères.

En tout, 31 postes ministériels dont 18 ministres sortants qui restent à leur poste ou qui changent simplement d’affectation ; 6 départs et 13 entrées.

Parmi les changements notables : le ministre des Affaires étrangères. Ce poste était occupé par un homme présenté comme proche du président burkinabè Blaise Compaoré, dont le pays est médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour la crise malienne. Sadio Lamine Sow a ainsi été écarté au profit de Tieman Coulibaly, un des vice-présidents du Front pour la démocratie et la République (FDR), front anti-putsch et proche du président Dioncounda.

On savait que l’ex-junte voulait conserver les trois postes clés que sont la Défense, l’Administration territoriale et la Sécurité intérieure. C’est chose faite. Les militaires ont également obtenu un quatrième ministère, celui des Transports et infrastructures routières.Autre remarque : il y a peu de femmes dans ce gouvernement. Seulement quatre sur les trente et un ministres.

Et puis à Bamako, beaucoup ont noté la création d’un ministère des Affaires religieuses et du culte – une première dans l’histoire du pays – qui confirme la puissance montante de l’islam politique au Mali, à travers notamment le Haut Conseil islamique. RFI a recueilli le témoignage d’une habitante de Bamako.

Source: RFI


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