Nouvelle montée de tension en mer de Chine

Un P-3C «Orion» japonaisLe Japon et les Philippines ont dépêché, ce mercredi, pour la seconde fois cette semaine, deux avions de surveillance près d’un récif de la mer de Chine méridionale revendiqué par Pékin.

Pékin avait pourtant averti, par la bouche du porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lu Kang, après un premier vol similaire cette semaine : la Chine ne laisserait pas ses voisins philippins et japonais déstabiliser la région.

Pourtant, ce mercredi, un P-3C Orion japonais et un Islander philippin ont bien effectué un vol d’entraînement de recherche et de sauvetage en mer à 50 milles au nord-ouest de l’île philippine de Palawan, prenant la direction du Reed Bank (« banc de Reed »), une zone de hauts fonds riches en hydrocarbures dont Manille et Pékin se disputent la souveraineté. Mais on ne sait pas si les deux appareils ont bien survolé la zone.

Poursuite des exercices

Malgré l’avertissement chinois, le commandant des forces navales nippones, Hiromi Hamano, a répondu ce mercredi que ces exercices se poursuivraient. La porte-parole du président philippin Benigno Aquino a de son côté appelé la Chine, sans la nommer, à ne pas les considérer comme « un affront ».

Le ministère de la Défense à Tokyo a fait elle valoir que ces initiatives n’avaient rien de belliqueux : « L’objectif est d’améliorer les capacités des Forces d’autodéfense navales japonaises [la marine, ndlr] dans l’aide humanitaire et les secours d’urgence, et pas de réaliser des activités de surveillance. »

La mer de Chine méridionale est un carrefour de routes maritimes vitales pour le commerce mondial, et recèle potentiellement des réserves d’hydrocarbures.

(Avec AFP)

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