Nouvelle session houleuse au Conseil de sécurité

L'ambassadeur russe près des Nations unies Vitaly Churkin, au Conseil de sécurité, le samedi 1er mars 2014.
La réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’Ukraine, ce samedi 1er mars, a donné lieu à des échanges particulièrement acrimonieux entre les Occidentaux et la Russie. Chaque camp accusant l’autre d’ingérence dans les affaires de l’Ukraine.Le président Obama s’est par ailleurs entretenu dans la journée avec son homologue russe Vladimir Poutine.
Cette réunion du Conseil de sécurité avait pour but de désamorcer l’escalade sur la crise ukrainienne. Elle aura au contraire été extrêmement tendue. Avant même de commencer, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, et la France ont bataillé pendant deux heures avec la Russie pour obtenir que cette réunion soit publique et que l’ambassadeur ukrainien puisse y participer et faire entendre sa voix.Ce dernier a demandé à l’ONU de stopper l’agression de la Russie. Pressé de questions, le représentant russe n’a pas donné d’explication à la présence de troupes en Crimée. Il a accusé l’Europe et les Etats-Unis d’être responsables de cette crise, par leur soutien à l’opposition ukrainienne. Les Etats-Unis ont proposé l’envoi d’observateurs de l’ONU en Crimée. Mais le Conseil n’a pris aucune décision, en raison de la menace du veto russe.Pour les alliés de l’Ukraine, cette réunion du Conseil de sécurité aura permis d’isoler la Russie et de montrer que la situation sur en Crimée ne passe pas inaperçue.Cette même journée, le secrétaire d’Etat John Kerry a averti Moscou que cette intervention aurait un « impact » profond dans les relations de la Russie avec les Etats-Unis, ajoutant que la présence des troupes russes en Ukraine constituait une menace « pour la paix et la sécurité » régionales.


Entretien téléphonique entre Barack Obama et Vladimir PoutineL’entretien téléphonique a duré 90 minutes au cours desquelles le président américain a exprimé sa vive préoccupation face à la violation de la loi internationale par la Russie. Le président américain demandé à son homologue russe de replier ses forces dans leur base de Crimée et l’a prévenu qu’il risquait d’être de plus en plus isolé internationalement, s’il persistait à intervenir en Ukraine.Des conséquences politiques et économiques suivront. Obama a déjà annoncé qu’il suspendrait la participation des Etats-Unis aux réunions préparatoires du G8 de Sotchi. Le chef d’Etat américain s’est également entretenu avec François Hollande et avec le Premeir ministre du Canada, Stephen Harper.Dans la matinée, s’était tenue une réunion de crise, avec les principaux responsables de la sécurité nationale, qui ont discuté des options politiques disponibles pour résoudre la crise. L’administration américaine a choisi pour le moment d’adopter une position mesurée, consciente qu’elle est mesurée dans ses moyens de punir Poutine, dont elle a par ailleurs besoin en Syrie et en Iran.Le sénateur McCain souhaiterait néanmoins une réaction plus forte d’Obama, qu’il invite à rallier les Européens et l’OTAN pour condamner plus vigoureusement l’intervention militaire en Ukraine. Comme le demandaient les manifestants pro-Kiev, devant les grilles de la Maison Blanche.

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