Nouvelle université de Nouakchott : La colère des étudiants face au manque de transport

NouvelleLes étudiants de la nouvelle université de Nouakchott vivent le calvaire depuis des jours, face à une gestion chaotique des moyens de transport. Ils dénoncent le nombre réduit de bus mis à leur disposition, 20 bus dont 6 en panne, pour une population estudiantine estimée à plusieurs milliers. Aux problèmes de transport viendrait s’ajouter une crise entre les syndicats des étudiants et le ministère de l’Enseignement Supérieur.
Vingt bus, dont six en panne et 5 stations pour une population estudiantine estimée à plusieurs milliers. C’est la maigre logistique mise en place par les autorités de la nouvelle université de Nouakchott, une infrastructure jetée dans un no man’s land, à plus de 20 kilomètres hors de Nouakchott.
Ainsi, face au maigre parc automobile mis à leur disposition, des centaines d’étudiants sont obligés d’attendre parfois des heures d’affilée, à l’aller comme au retour, pour rejoindre leurs facultés ou rentrer chez eux.
D’où la colère qui gronde ces jours dans les différents campus. Dernière faculté à rejoindre la nouvelle université, la faculté des Lettres, ce qui est venu aggraver davantage la situation. Hier, des centaines d’étudiants en colère ont pris en otage le doyen de leur fac qui s’apprêtait à rentrer chez lui à bord de son véhicule personnel.
Sous l’œil d’une armada de policiers massés hors des bâtisses, les manifestants ont crié leur colère, menaçant de porter leurs ressentiments au cœur de la capitale. Leur colère s’est accrue lorsqu’à 1 heure, ils prirent d’assaut les maigres bus en stationnement.
Il faut dire que cela fait des jours que les étudiants de la nouvelle université vivent le pire des calvaires. Des centaines d’entre eux restent des heures, prisonniers des lieux, coupés et isolés par rapport à la ville. D’autres errent, âmes éperdues au milieu des artères de Nouakchott, éparpillés entre les rares stations prévues pour leur transport.
Face à la situation, les divers syndicats d’étudiants ont uni leurs efforts et publié un communiqué commun où ils exigent un règlement définitif du problème des transports. Selon les syndicats, un simple calcul du nombre d’étudiants par rapport au nombre de bus mobilisé, permet de mesurer toute la dérision de la politique de transport estudiantin mise en place par les autorités de tutelle.
L’occasion pour les syndicats de dénoncer la « mesure inique » du ministre de l’Enseignement supérieur qui les aurait exclus de toute représentativité au sein de la commission des bourses, mettant en exergue les souffrances vécues par les étudiants mauritaniens à l’étranger dont la plupart n’ont pas de bourse ou réclament des arriérés.
Ils ont en outre fustigé la qualité médiocre des autres services universitaires, comme la restauration, qui serait de mauvaise facture, mais aussi la surpopulation estudiantine, affirmant que toutes les facultés ont dépassé leur capacité d’accueil. Aussi, ont-ils exigé l’accélération des travaux de constructions de la cité universitaire, dont la finition permettra selon eux de réduire considérablement le problème de transport.

MOMS

Source : L’Authentique

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