Nucléaire iranien: les négociateurs affichent leur optimisme

le président iranien Hassan RohaniLe président iranien se montre optimiste quant à la conclusion d’un accord avec les grandes puissances occidentales dans le dossier du nucléaire. Alors que les négociations doivent reprendre la semaine prochaine à Lausanne, le secrétaire d’Etat américain John Kerry vante de son côté l’unité des pays occidentaux sur cette question. Une façon de répondre à des rumeurs qui font état de tensions au sein du groupe « 5+1 » ?

Si les négociations sur le nucléaire iranien sont suspendues jusqu’à mercredi ou jeudi prochain, ce n’est pas le cas des déclarations. Alors que le président iranien Hassan Rohani se dit optimiste quant à la conclusion d’un accord, côté américain, le ton est plus tempéré. A quelques heures d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France et de l’Allemagne, prévue ce soir à Londres, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a vanté ce samedi « l’unité » des grandes puissances sur le dossier nucléaire iranien, assurant aussi que Washington « ne se précipitait pas » pour sceller un accord.

« Nous ne sommes pas encore parvenus au but, mais n’en doutez pas, nous avons l’occasion de régler ce problème. C’est une question de volonté politique et de prise de décisions difficiles, a déclaré John Kerry. Nous avons fait des progrès. Nous avons tenu les engagements que nous nous sommes fixés dans l’accord provisoire. Et nous avons rempli nos objectifs. Nous avons travaillé dur et pendant longtemps pour arriver à un accord qui met fin à des préoccupations internationales concernant le programme nucléaire iranien », a-t-il poursuivi.

Ces propos interviennent quelques heures après une mise en garde du ministre français des Affaires étrangères. Laurent Fabius s’est dit favorable à un accord avant la fin du mois, à condition qu’il interdise vraiment à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. « Il nous faut un accord robuste », a martelé une nouvelle fois le chef de la diplomatie française.

Cela ne peut signifier qu’une chose : d’après Laurent Fabius, le texte en discussion ne l’est pas encore. Pour ceux qui suivent les négociations de près, cette position n’est pas une surprise, car la France s’est toujours montrée plus ferme que ses partenaires à l’égard de l’Iran. Elle souhaite par exemple que l’accord ait une durée de 15 ans et qu’ensuite, pendant 10 ans, l’ONU puisse mener des contrôles intensifs des sites nucléaires. Mais officiellement, tout le monde se garde bien de parler de « divergences » sur le dossier iranien.

 ■ Barack Obama veut en faire son legs

Nul ne suit avec plus d’attention les négociations sur le nucléaire iranien que Barack Obama qui espère faire d’un accord final son plus grand succès de politique étrangère et son legs à l’histoire. Mais pour y arriver, serait-il prêt à faire des compromis trop rapides, comme le craignent d’autres membres du groupe P5+1, dont la France ? Lors d’une brève escale à Londres, le secrétaire d’Etat John Kerry a rencontré ses homologues français, britannique, et de l’Union européenne. Ils ont tous affiché une image de parfaite unité sur les conditions d’un accord.

Dans une interview au Huffington Post, Barack Obama a réfuté l’idée que la victoire de Netanyahu pourrait rendre plus difficile l’acceptation d’un accord par les Américains et le Congrès : « Ce qui va avoir un effet, c’est tout d’abord si l’Iran est prêt à montrer et à prouver au monde qu’il n’est pas en train de fabriquer une arme nucléaire, et si nous pouvons le vérifier d’une façon consistante . Et franchement, ils n’ont pas encore fait le genre de concessions qui, je crois, va être nécessaire pour parvenir à un accord final. Mais ils ont évolué et par conséquent il y a une possibilité. » Barack Obama aimerait pouvoir parvenir à un accord-cadre dans les semaines à venir plutôt que dans des mois.

Source: RFI

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