Nuit Culturelle à Arafat : L’Association Yellitaare Leidam perpétue la tradition Peulh

Nuit Culturelle à ArafatL’association  Yellitaaré leidam, ou association pour le développement de mon pays  a organisé une soirée culturelle à Arafat, près de Four Kawass. Les membres  et sympathisants de cette organisation de jeunes Foulaabe  sont  venus  en grand  nombreux  de presque  tous les quartiers  de la banlieue de Nouakchott : Dar Naim, Zataar, Toujounine, Riyad, Elmina, Sebkha, Dar El Baida, Tarhil  et Arafat

Ce fut l’occasion pour cette association de revisiter  quelques  pans de la culture peulh dans  sa diversité. Outre les prestations de la troupe Diddal Jaalal, le public a eu droit à des  sketchs  sur  quelques  traditions peulh : le rapport  du berger et de son troupeau, comment la  femme  peulh  trait  et traite  le lait pour en tirer le beurre. Chaque aspect a été expliqué au public dont la majorité ignore comment  ont vécu leurs  ancêtres.  C’est avec  une démarche assurée, une fierté au visage, une calebasse vissée sur la tête,  que des  jeunes femmes, habillées  en tenues traditionnelles sont  apparues sur la scène, elles étaient suivies de jeunes garçons  avec les outils ou armes de berger. Le public a exulté.

Ces aspects  de la vie traditionnelle peulh que la  grande sécheresse  des années 70  et ses  conséquences que sont la disparition du bétail et l’exode rural  ont  fortement détruits. L’un des combats de l’association  est  de  permettre aux  jeunes  peulhs d’aujourd’hui de  revisiter leurs  traditions, de s’en approprier,  de les  perpétuer  mais aussi  de jeter un pont entre ce passé là et le présent  marqué par  une modernité rampante et envahissante, a indiqué au reporter du Calame, Issagha Harouna Bâ, le président de l’association.

Créée en 2009, l’association yellitaaré Leidam  a pour  ambition la lutte contre l’analphabétisme, la déperdition scolaire, contribuer au  renforcement de l’unité nationale et  la cohésion sociale, la protection de l’environnement, la question du genre, les mariages précoces… Des actions qui demandent de  de gros moyens, ce dont ne dispose pas pour le moment cette jeune association en quête de moyens, déplore  M. Bâ.  A cette occasion d’ailleurs, il  a  invité les membres à doubler d’efforts, mais aussi  lancé  un appel aux bonnes volontés, nationales et internationales  afin de permettre à son organisation d’atteindre ses objectifs  nobles et variés.

Source: Le calame

 

 

 

 

 

 

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