Ould Abdel Aziz dans un hôtel près d’un aéroport : entre impératif médical et calculs politiques.


M. Mohamed Ould Abdel Aziz dans son lit d’hôpital à Nouakchott. Source AMIParti de l’hôpital militaire de Percy mardi peu avant 17h, le président mauritanien M. Mohamed Ould Abdel Aziz se serait installé dans un hôtel de la région parisienne non loin d’un aéroport. Selon toute vraisemblance, le président mauritanien s’apprêterait à regagner Nouakchott pour y prononcer la traditionnelle allocution de fête d’al-adha (principale fête musulmane).

Selon nos sources, cette décision a fait l’objet d’intenses discussions au plus haut niveau et obéirait plus à une logique politique qu’à des raisons médicales. S’il devait rater l’allocution de veille de fête, ce serait une première dans l’histoire de la Mauritanie contemporaine. Ce qui épaissirait davantage le brouillard autour de la santé de M. Ould Abdel Aziz.

Selon une source française ayant requis l’anonymat, cette décision « ne veut nullement signifier que le président en a terminé avec le suivi médical ». La communication est entrain de l’emporter sur le médical.

Or, la gestion de la communication sur cet incident qui a failli couter la vie à M. Ould Addel Aziz n’a fait qu’alimenter les doutes et les suspicions. La source a confié à KASSATAYA qu’en « multipliant les impairs, on permet à l’opinion de se faire sa propre idée ». L’opacité qui entoure son état de santé n’est pas pour arranger les choses. Aurait-il pu s’adresser à un média indépendant par exemple, pour lever toute équivoque et jouer la carte de la transparence ? A cette question, la source répond que, « rien ne l’en empêche si ce n’est le désir de se reposer comme tout patient le voudrait ». Justement, un président de la République est-il « comme tout patient » ? « Il va sans dire qu’il aurait mieux valu jouer la carte de la transparence en s’adressant par exemple à un média indépendant, histoire de montrer qu’il n’y a pas de mystère. Sans voyeurisme morbide et sans aller au-delà de ce qu’il est nécessaire de divulguer pour informer les citoyens sur l’état de santé du patient et en respectant le droit au secret médical. Mais rappelez-vous, en France aussi nous avons eu à faire face à ce genre de situations » [allusion à la santé de M. François Mitterrand, NDLR].

La source a, d’entrée de jeu, tenu à préciser qu’elle ne dirait rien sur ce qui relèverait du secret médical. On n’en saura donc rien sur l’état de santé de M. Ould Abdel Aziz ni sur la nature de sa (ses) blessure(s).

A ce stade, la seule chose qui semble sûr, c’est que sa vie n’est plus en danger. Le refus d’informer davantage l’opinion laisse penser que la situation est compliquée qu’on ne voudrait le laisser croire. Autrement, l’entourage de M. Ould Abdel Aziz se serait empressé de donner les preuves de sa bonne santé. Le mystère demeure autour du reste, en dépit (ou à cause) des opérations de communication.

Abdoulaye DIAGANA

KASSATAYA


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