Ouverture à Paris du procès du groupuscule islamiste Forsane Alizza

Mohamed AchamlaneLe procès du groupe islamiste Forsane Alizza («les cavaliers de la fierté») s’est ouvert ce lundi 8 juin devant le tribunal correctionnel de Paris. Son chef Mohamed Achamlane comparaît avec douze autres prévenus. Ils sont accusés d’avoir voulu préparer des attentats terroristes en France et risquent jusqu’à dix ans de prison. Compte-rendu de cette première journée d’audience.

Cheveux poivre et sel, barbe fournie, Mohamed Achamlane, 37 ans, n’en fait pas mystère : c’est bien lui le fondateur du groupe Forsane Alizza : « J’étais émir ! », dit-ilau tribunal, non sans une certaine fierté. Mais s’il ne veut pas trop en dire car il trouve les questions du tribunal intrusives, il a neanmoins un message à faire passer : « notre but était de combattre l’islamophobie, de s’opposer aux sites identitiares d’extrême-droite. On ne va pas laisser nos femmes et nos enfants se faire égorger sans réagir ! » clame-t-il.

Et son registre, c’est la provocation. « Pas le terrorisme », dit encore Achamlane, qui se décrit comme « profondément humain » et « pas du tout antisémite ». « J’ai toujours retenu mes gars pour qu’ils ne fassent pas de conneries », précise-t-il. La voix du principal prévenu est assurée, son discours bien rôdé. Il ne croit pas au vivre-ensemble, milite pour le communautarisme, et prône un islam décomplexé.

Quant aux armes retrouvées en grand nombre à son domicile, « elles étaient démilitarisées », dit-il : juste avant d’être arrêté, il voulait faire des photos avec ses camarades devant un mur de kalachnikov. « Pour faire peur, pour rééquilibrer la balance ».

Source: RFI

 

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