Participation électorale : Le RFD exige un Gouvernement consensuel

RFD- AHMED OULD DADAH LE 13-06-2013

Le report officiel de l’agenda électoral au 23 novembre 2013 au lieu du 12 octobre, fixé précédemment et de façon unilatérale par les autorités, n’a pas changé grand-chose à la donne politique, toujours caractérisée par une atmosphère de tension.

Au niveau des deux oppositions radicale et modérée, les partis maintiennent leur option de boycott exigeant des pouvoirs publics plus qu’un simple recul de ces échéances électorales de quelques semaines.

Le RFD, actuel parti investi de la présidence en exercice de la COD, pose comme condition préalable à toute participation, la satisfaction des doléances de ce pôle politique fondamentalement axées sur la formation d’un gouvernement consensuel.

Le Rassemblement des Forces démocratiques (RFD), principal parti de l’opposition, maintient les conditions préalables à sa participation aux élections législatives et municipales, à savoir, « la formation d’un gouvernement de consensus ayant des pouvoirs élargis, d’une durée suffisante pour une supervision politique crédible de ces élections.

La mise en place d’institutions électorales fiables, une garantie de neutralité de l’Etat, la non implication de la hiérarchie militaire et la fin de l’embrigadement des médias d’Etat, font également partie des conditions énumérées par le RFD qui reprend aux préalables émis par la Coordination de l’Opposition démocratique(COD- Opposition radicale) un collectif de 11 partis dont le RFD est membre.

Les élections législatives et municipales en Mauritanie, qui devait se tenir depuis novembre 2011, ont été reportées à maintes reprises, en raison de la crise de confiance entre le pouvoir et l’opposition, dont l’origine demeure le coup d’Etat perpétré le 6 août 2008, suivi de l’élection présidentielle du 18 juillet 2009 aux résultats contestés par l’opposition.

Récemment prévues pour les 12 et 26 octobre 2013, ces élections législatives et municipales ont été ensuite décalées aux 23 novembre et 7 décembre 2013, à la demande de quatre partis de l’opposition dite modérée.

Par ailleurs, le RFD juge « sans intérêt » une rencontre entre le présidentMohamed Ould Abdel Aziz et Ahmed Ould Daddah, son leader, également chef de fil institutionnel de l’opposition, en réaction à une proposition émise par le président de la République et dont le rejet est motivé par le souci du RFD d’éviter « d’envoyer un message équivoque à l’opinion publique nationale et internationale » par rapport à l’exigence de transparence des élections.

source: : Le Rénovateur Quotidien

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