Pèlerinage aux Lieux Saints : Le premier contingent bloqué !

Plusieurs centaines de mauritaniens se préparent à accomplir le rite annuel du Haj 2012.Le premier contingent de nos hajij devrait prendre hier mercredi les chemins de la Médine pour accomplir les 40 prières dans la mosquée chérifienne …

en attendant d’aller une semaine après, à l’instar de tous les pèlerins du monde vers la Kaaba, faire les 7 chwatt (circombulations) autour de la Pierre noire sacrée puis sayi (parcours au pas pressé ) entre Sava et El Marwa avant de se diriger vers Minen puis vers le Mont d’Arafat, de rebrousser chemin, de ramasser les cailloux pour lapider les stèles du Satan (Jamaratt) et revenir à la Mecque faire de nouveau lechwatt qui leur permettra d’achever leur ihram.

Tout un processus qui souffrant du moindre retard auquel sont régulièrement confrontés les pèlerins mauritaniens à chaque saison du haj, rend ce rite très prisé aléatoire.

Plusieurs pèlerins ont exprimé hier leur mécontentement du retard accusé par l’avion qui devait les conduire vers les Lieux Saints pour accomplir ce rite pour lequel, ils ont dépensé des économies faites pendant des années.

Convoqué mercredi pour le décollage, le premier contingent a attendu pendant quelques heures sans que l’avion appartenant à la compagnie aérienne saoudienne ne se pose sur le tarmac de Nouakchott pour mettre fin au calvaire des candidats au pèlerinage, n’ayant connu aucun répit ces dernières semaines, en raison des formalités à remplir et du nombre limité des places accordées par le gouvernement pour cette saison estimé à moins de 1.000 pèlerins sans compter les hajaj pris en charge par l’Etat.

Au rythme où les choses en sont actuellement, la Mauritanie risque encore de se montrer au point zéro de l’organisation de ce rite qui demande beaucoup de dextérité pour se dérouler dans des conditions acceptables, dés lors où même partis vers les Lieux Saints, les pèlerins seront exposés à d’autres problèmes dans leur acheminement vers leurs lieux d’hébergement puis leur conduite vers la mosquée chérifienne et ainsi de suite jusqu’au leur retour au pays.

L’anarchie congénitale aidant, les pèlerins sont contraints de s’armer de toute la patience pour pouvoir accomplir le haj et qu’une fois rentrés sains et saufs, devenus endurcis, ils remercieront Allah le Tout Puissant pour les avoir entouré de tous ses soins pendant un pèlerinage où tous les risques guettent des milliers de pieux rivalisant pour bénéficier d’un haj mabrour (accepté par le divin) dont l’une des principales caractéristiques, selon des Oulémas, est le changement quasi-total du train de vie du haj à son retour.

Source:Cridem

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