Plus de 460 millions de fer ont été extraits en Mauritanie depuis la MIFERMA à nos jours

La Coalition Mauritanienne Publiez Ce Que Vous Payez a organisé dimanche un atelier de partage d’informations avec les services techniques de l’Etat. Cet atelier a porté sur une série d’exposés sur la présentation de la coalition et sa vision tant au plan international que national. Ont participé à l’atelier des représentants des pouvoirs publics, des acteurs de la société civile ainsi que des représentants d’ONG nationales et internationales.

Au cours de l’atelier, le président de la coalition Me Mine Ould Abdallah a rappelé les conditions de la création de la Coalition et de son action. Il a rappelé notamment que l’idée d’une coalition est partie de la Grande Bretagne et que le plaidoyer a permis de mettre en place l’ITIE. A l’origine il était question de surveiller le sort des revenus des industries extractives. Sur 39 coalitions, aujourd’hui, 23 sont en Fabrique. Ce qui indique l’importance des mines en Afrique. Le souci est de savoir surtout ce que les entreprises paient à l’Etat d’une part et de savoir ce que l’état déclare avoir perçu d’autre part.

Les coalitions ont à cœur d’éviter que la relation ne se limite pas seulement aux états et aux entreprises. Plus de 460 millions de fer ont été extrait depuis MIFERMA à nos jours. A croire que ce chiffre multiplié par 100 dollar, il est inacceptable que les villes comme Zouerate et Akjoujt ne soient pas développés. Ce sont donc des milliards de dollars qui ont été engrangés par des sociétés étrangères au grand dam des populations et avec souvent la complicité des pouvoirs public.

Alors aujourd’hui, l’approche doit être une approche de droit. Aujourd’hui, il existe aux Etats-Unis une loi qui oblige toute entreprise américaine à déclarer tout bénéfice au-delà de 80 millions de dollars ; le même principe existe en Europe et contribue à facilitation de la transparence. « Nous pensons que les communautés ont des droits et qu’elles doivent tirer profit des revenus qui doivent contribuer à l’amélioration de leur niveau de vie. » Il importe également de respect les législations par rapport au droit des travailleurs. Car les entreprises ne respectent pas les droits de leurs employés. Autre droit, c’est celui à l’environnement.

Car l’utilisation des produits chimiques est sources de dégâts importants nuisibles à l’humain et à l’animal. « 10 millions de dollars valent-ils la destruction de tout un environnement. » a dit Me Mine Ould Abdallah. Il a été posé la question de l’implication de la société civile sur toutes les étapes au-delà de la seule implication de l’Etat. Réponse : veiller à ce que les engagements de l’état soient respectés. D’où le suivi auquel s’attèle PCQVP. Il importe que nous sachions les contenus des contrats et des octrois des permis qui sont sources de manques de transparence.

Le rôle de la Société civile par rapport aux revenus du secteur de la pêche a été souligné. Il appartient à la société civile de faire le plaidoyer pour que ce secteur soit intégré à l’idée. La corruption, les abus des périodes d’exonération, etc. ont été rappelés comme entrave, de même que l’opacité dans l’exploitation des réserves en or empêche la société civile d’accéder à l’information. L’évolution des prix de l’once d’or devait induire une révision des contrats de base…A cette idée, le représentant du Ministère des affaires Economiques et du Développement a objecté que la part de l’Etat est fixée en pourcentage et que les augmentations des prix se répercutent automatiquement sur les bénéfices de l’Etat. Une autre communication a porté sur la responsabilité sociale des entreprises.

Présentée par Baliou Coulibali, membre de la CMPCQVP, cet exposé a mis l’accent sur la nécessité d’engager les entreprises à participer au développement économique et social durable en vue de favoriser les affaires et les communautés. Les participants à l’atelier ont émis un certain nombre de recommandations. Ils ont recommandé notamment que la société civile donne régulièrement des informations au publics afin d’amener les bailleurs à s’intéresser davantage à leurs actions. Pour Amadou Seydi Djigo, représentant d’OXFAM, la Coalition doit se focaliser sur les questions essentielles telles que le suivi des dépenses en relation avec le développement des secteurs productifs (agriculture, élevage, pêche, etc.) , les objectifs prioritaires des compagnies et du gouvernement. L’idée d’une loi régissant le groupe de pression a été également recommandée de même que l’attention sur les aspects sociaux et la pérennisation de l’emploi.

Etaient présents à cette journée de partage les représentants de la FLM, d’OXFAM, du MAED, de la Banque Mondiale en Mauritanie… Les organisateurs de cette rencontre ont cependant déploré l’absence des représentants de certains ministères pourtant officiellement invités. Notamment ceux des ministres des mines et du pétrole. Autre absence remarquée, celle du comité national ITIE.

blogKissima Diagana

Source:Elhourriya

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