Porosité des frontières- criminalité : La Mauritanie bien notée

DjinnitAu cours des six derniers mois, l’Afrique de l’Ouest a continué à progresser sur la voie de la stabilisation », a affirmé, mardi, devant le Conseil de sécurité, le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique de l’Ouest, Saïd Djinnit), qui a toutefois fait part de la menace posée par la criminalité organisée dans la région.

M. Djinnit s’est d’abord attardé sur la crise au Mali,« l’ordre constitutionnel et l’intégrité territoriale ont été rétablis » et où, depuis l’élection du Président Keita et le déploiement de la Mission multidimensionnelle intégrée de l’ONU (MINUSMA), « le processus de dialogue et de réconciliation est en cours », a-t-il affirmé. Saïd Djinnit a cependant reconnu la persistance, dans ce pays et à l’échelle régionale, de défis majeurs en matière de sécurité et de stabilité.

À cet égard, il s’est félicité de ce que les dirigeants ouest-africains aient décidé de créer une force de réaction rapide pour doter l’Afrique de l’Ouest de la capacité requise pour répondre efficacement aux crises et autres menaces collectives.

Le Représentant spécial a par ailleurs attiré l’attention sur l’accalmie politique prévalant au niveau sous-régional, des élections ayant pu se tenir dans le calme au Togo, en Guinée et en Mauritanie. Le Bureau de l’ONU dans la région a d’ailleurs contribué au dialogue entre le gouvernement du Mali et les rebelles du Nord du pays et au soutien aux processus électoraux au Togo et en Guinée.

« J’ai encouragé les parties guinéennes à poursuivre le dialogue sur les réformes nécessaires pour consolider les institutions démocratiques et à œuvrer à son enracinement dans l’espace politique du pays », a-t-il précisé. Saïd Djinnit s’est penché sur les différentes zones de tension en Afrique de l’Ouest.

Pour ce qui est du Sahel, il a déclaré que la récente visite du Secrétaire général avait contribué à créer une plus grande mobilisation en faveur des pays concernés. À la demande du Conseil de sécurité, son Bureau a mis en place une plateforme de coordination pour accélérer la mise en œuvre de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel.

« Nous devons, dans les prochaines semaines, nous atteler, sous l’autorité de la présidence malienne de la plateforme et en concertation avec l’Union africaine, à la mise en œuvre de la plateforme établie lors de la réunion ministérielle de Bamako, le 5 novembre 2013 », a-t-il indiqué.

Source : Cridem

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