Possible Accord de principe sur un report de 35 jours des futures élections

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Les délais électoraux fixés par la Ceni et officialisés par la convocation du collège électoral  par le gouvernement devront être reportés de 5 semaines soit (5 X7 = 35), sur la base d’un consensus difficilement négocié entre la majorité présidentielle et l’opposition dialoguiste.

Il s’agit d’un accord de principe qui reste tributaire de l’aval de la Ceni et assurément du la validation du gouvernement. Mais, étant arrêté en respect des directives du Président de la République annoncées au Ligha Chaab, portant à ne accepter aucun  report prolongé, de préférence d’une à deux semaines au maximum, ce recul a de fortes chances d’être toléré et adopté  par les autorités suprêmes.

Toutefois, la prudence devra être de mise puisque très attachés à préserver ses intérêts électoraux pour les futures consultations, le parti au pouvoir  l’Union Pour la République, toujours dissimilé pour imposer les conditions politiques garantissant son avenir politique, pourra  s’opposer à cet accord, et exiger une révision à la baisse à moitié, de 3 semaines.

Quoiqu’il en soit, ce léger report ne changera pas grand-chose à la donne politique de l’heure, à moins de renforcer l’agenda officiel en permettant aux opérations d’enrôlement et d’enregistrement au RAVEL  d’arriver à des seuils plus crédibles pour la tenue de toute échéance électorale.

Rappelons que le  Président de la République M Mohamed Ould Abdel Aziz avait affirmé au cours de l’émission  Ligha Chaab, organisée mardi dernier, en réponse à une question relative à l’éventualité d’un recul des délais électoraux fixés par la Ceni et officialisés par la convocation du collège électoral  qu’il  n’est  pas question de reporter les élections.

Des propos très édifiants pour que l’opinion sache que le pouvoir est prêt à tout pour mettre totalement fin à l’inertie de la vie politique, fortement paralysée par le maintien prolongé d’institutions démocratiques élues aux mandats échus depuis plusieurs mois.

Mais, soucieux de ne pas fermer toutes les options à ses adversaires politiques, le Président avait donné une courte chance à ses opposants pour murir leur décision de boycott et pour ne pas rater la locomotive électorale, précisant que si un report est envisageable, il sera d’une semaine ou deux.

C’est cette main tendue qui a favorisé la tenue d’une réunion extraordinaire de la commission de supervision, de suivi et d’exécution de l’accord de dialogue dont les travaux organisés vendredi, se seraient accordés sur un recul des futures consultations de 35 jours.

Source : Rapideinfo

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