Pour la prise en compte de la Communauté Ouolof, est-il possible de faire du neuf avec du vieux ?

La prise en compte de la communauté Ouolof a besoin des hommes forts qui défendent l’intérêt général sans lesquels elle ne peut être envisagée, contributionet pourtant elle doit se faire.

Seulement, à voir la façon dont elle est représentée depuis prés de 35 ans déjà, il y a lieu de se demander si les Leaders Ouolofs issus de Keur Mour, Garack, Tounguéne, Guidakhar, Breuns, Jeuk, Gani, Thiambene, Fass et autres méritent la confiance.

Depuis près de 35 ans, on observe une représentativité très isolée de cette communauté telle qu’elle est faite dans ce Pays, avec des animateurs qui vont et qui reviennent, à la manière d’un roman fleuve où il y a retour régulier que quand ils sont convoités par intérêt.

L’idée de progrès de cette communauté, bute systématiquement sur des facteurs handicapants tels que le règlement des conflits de terres issus des événements de 89 et de la désocialisation qui aujourd’hui nécessite une rupture avec nos ainés qui n’ont jamais céder la place aux nouvelles générations et pourtant très aptes mais frustrés.

Ces personnages souvent trop sûrs d’eux-mêmes, ces personnages qui se prennent souvent comme le centre du monde, à telle enseigne que là ils sont, ils sont convaincus que le monde risque de s’arrêter sans eux, sacrifiant leurs localités et les générations qui se succèdent.

Les dispositifs de lutte pour la prise en compte de cette communauté Ouolof centrés sur le développement économique et social, souffrent de plusieurs insuffisances car, les politiques économiques et sociales ciblées comme l’agriculture, l’enseignement, la protection sociale, souffrent de plusieurs pressions internes et externes.

Le véritable enjeu pour la communauté Ouolof, est de reconstruire une nouvelle dynamique positive à l’instar des communautés développées, ce qui pourra redonner espoir aux générations futures.

Au bout du compte, le succès se mesurera lorsque les jeunes générations se lèveront dans un élan empreint qui impose nos choix pour un l’intérêt général et pas d’une manière ou tous les coups sont permis, au propre comme au figuré avec nos ainés leaders Ouolofs qui incarnent la politique du « ô-toi que je m’y mette ».

La prise en compte de la communauté Ouolof en rapport avec l’incapacité de ces leaders freine son intégration effective dans les processus de développement de leurs localités ou toutes les perspectives d’unités, socle de progrès, sont vouées aux échecs.

Je m’en excuse parce que je suis Ouolof là ou j’aborde une expression Ouolof très sensée qui dit que : « Kou le Abal Ay Bett Fou ko Nekh Ngay Khol », c’est le cas de la plus part des représentants de cette communauté qui se contentent du peux ou de rien. La communauté Ouolof est marginalisée, dominée, exploitée depuis plusieurs années.

Son enfoncement dans la pauvreté est devenu un paradoxe au niveau des villages et dans l’enrichissement effréné de ses élites ainsi que la destruction de son potentiel économique politique sociale. Cette communauté n’est ni « en attente » comme le fait suggérer une certaine littéraire, mais prisonnière d’un mécanisme complexe de prédation dont les principaux personnages (leaders) sont engloutis par un système qui ne dit pas son nom.

Ils sont divisés par cette pratique de politique politicienne de faire confiance à ceux qui sont ensemble dans un même parti politique, une pratique qui apparaît comme étant le destructeur de cette communauté. Nos leaders qui se sont aventuré de cette pratique de division pour mieux régner se sont cassé les dents aujourd’hui et de cette manière les seules victimes sont les nouvelles générations.

La gestion de cette communauté qui se fait depuis l’après événement de 1989 est comparable à un iceberg dont une petite face seulement est visible. Pour connaître, il serait convenable de chercher à les unifiés. Et de quelle manière ? Car les leaders représentants Ouolofs se sont tellement morcelés entre eux à tel point qu’ils sont là que pour applaudir pour leurs intérêts personnels.

Tout le combat que mènent ces leaders n’est donc pas de ressembler à l’autre, mais d’effacer l’autre pour être là où ils sont : Directeurs de société, ministres, maires, députés, mandataires public pour ne rien investir dans leurs localités. Dans ces conditions, puisque la confiance ne peut pas être de mise, la méfiance s’impose face aux nouvelles générations Ouolofs.

Les localités Ouolofs sont vraiment lâchées, aller voir combien de village Ouolof ont bénéficié des boutiques EMEL comme toutes les autres localités ou vives des populations déminées en Mauritanie et pourtant ils sont dans une situation de pauvreté très avancées.

L’usurpation des terres appartenant à la population de Gani, distribuées à d’autres exploitants venus d’ailleurs. Le cas de Keur Mour qui est toujours enclavé ou l’accès au village cause d’énormes problèmes aux populations surtout en période d’hivernage. Les conflits de terre à thiambene et à fass font désespérer une masse d’agriculteurs.

Nous avions suivi le cas d’un exploitant qui a bloqué l’approvisionnement en eau de tout le village en déviant profitablement le seul canal d’eau qui existe dans cette zone. Aller visiter les postes de santé des villages de Dieuk et Breun qui manquent de personnel qualifié et encore sans d’ambulance pour évacuer les malades se trouvant dans des états critiques.

La gestion du Bac de Rosso qui ne dépend plus de la Mairie de Rosso, crée d’énormes problèmes financiers à la Commune et le plus dur reste le paiement des salaires des employés souvent en retard de 2, 3 à 5 mois.

Parmi les familles Ouolofs qui ont été frustrées, je cite le cas de la grande famille religieuse de l’Imam Mbaye Wade que l’on ne présente plus pour sa participation aux pratiques divins de l’islam de 1930 à nos jours et au profit de plusieurs cadres de ce Pays, l’érudit de l’islam compagnons de Cherif Mohamed Aidara de Nebaghiya, qui n’a eu que deux terrains dans sa vie qu’il a choisit de bâtir en Mosquée, c’elle de la Médine 2 et c’elle de l’escale 2.

Cette famille Ouolof a été déplacé douloureusement lors des événements de 1989, son retour à Rosso a été notifié par arrêté ministériel N° 124 du 11 Avril 1992 et par ordre de l’ancien Président Maaouiya. Aujourd’hui, au abord de tout le programme de retour des réfugiés qui ont bénéficié des avantages de rétablissement, cette famille est restée à l’oubliette et n’a jamais été rétablie depuis son retour avec tout ce qu’elle symbolise en Mauritanie.

D’autre part, si aujourd’hui l’Etat s’engage à l’exploitation des terres cultivables de la rives gauche, cela pouvait se faire au moins au profit des jeunes issus de ces villages Ouolof qui se trouvent être des Mauritaniens comme les autres, mais les exploitants bénéficiaires passent sous leurs nez pour exploiter des terres à conflits.

Il est bien vrai que l’actuel Maire de Rosso a fait des efforts pour la mise en place des points d’eaux à Breun et jeuk, mais aller demander à qu’el prix leurs reviennent le m 3 d’eau, qui est deux ou trois fois beaucoup plus cher par rapport au prix normal.

A ce point des cotisations ont été demandées à ces villages qui se posent toujours la question du pourquoi, même si cela accompagne les conditions par lesquelles ce projet a été réalisé, il devrait avoir un programme de sensibilisation au profit de ces localités qui en ont le Droit d’être informées au lieu de laisser peindre son dos par des rouspètes.

Nous avions assisté à une importante distribution de vivres au profit des populations défavorisées à Rosso, aller demander combien de familles Ouolofs en ont bénéficié et pour le plus pur des cas l’actuel Maire Ouolofs qui se trouve être le premier Magistrat de la commune n’a jamais été au courant.

A vrai dire on se demande où étaient ces leaders Ouolofs, à quoi ils nous ont servis au moment où nos cases prenaient feu, sauf que à des occasions électorales, ils sont drainés dans leurs localités pour obtenir des voies au profit des autres et à des profits individuels.

Pour en finir et ce n’est pas tout, les populations riveraines doivent être accompagnées dans le cadre de l’enrôlement parce que plusieurs d’entre elles sont victimes du brassage historique entre la Mauritanie et le Sénégal, étant donné que pour des cas précis, le père et la mère sont de nationalité différentes.

Les localités riveraines sont très métissées et touchées par la bourrasque anti-recensement. Ce manque de considération incombe aussi aux jeunes Ouolofs résidents dans ces localités ou ailleurs, car si vraiment pour une réalité qui n’est pas facile à dire et pourtant vraie, les jeunes doivent Militer dans les partis politiques au lieu de prêcher l’apolitisme.

Dans plusieurs Pays d’Afrique et même dans le monde entier, s’abstenir à la politique est devenu un blocus pour nous autres, prenons l’exemple de Rosso où nous sommes aujourd’hui persuadé que toutes les divisions et manques de considérations ont été orchestrés politiquement. Alors, les assauts de contré ne seront possibles que dans le champ politique pour défendre nos intérêts communs ou encore mieux êtres comptés au niveau des instances de décisions.

Militer, c’est avant tout défendre des idées et des valeurs, cette volonté doit inscrire l’engagement des jeunes dans l’arène politique. La situation actuelle nous impose à nous jeunes de cette communauté, cette génération poste-Indépendance mûrissant aux côtés de nos aînés encore vivants, de ne pas rester les bras croisés, de prendre conscience des événements, du temps de l’histoire, de nous impliquer avec nos idées et de les transformer en actions pérenne sur le terrain, donc de militer.

En ce domaine, à chacun son idéologie, sa manière et sa pédagogie ! Mais il faut s’impliquer dans le champ politique, ce qui veut dire adhérer dans des partis politiques, afin de proposer et d’imposer aux gouvernants actuels des réformes qui répondent aux aspirations de nos populations juvénile.

La communauté Ouolof doit vraiment imposer un combat de dislocation avec le passé, quitte à mettre sur table des conditions fiables et solidaires pour leurs participations au sein des organisations politiques qui n’ont jamais prises en compte le développement de leurs localités, au lieu d’accepter d’être utilisés pour des épaulements fortuits parce que tout simplement ils existent pour la forme.

Ibrahim Idriss

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