Pourparlers pour une fin de crise à la SNIM : L’Etat ne veut rien céder… Les grévistes également

imagesL’Authentique : Pour le moment, la direction de la SNIM reste en marge des pourparlers entamés depuis quelques jours par une délégation dépêchée sur place par le président Mohamed Ould Abdel Aziz et les grévistes de la société. Les deux parties butent sur un point essentiel, comment mettre fin à la crise, avant ou après la conclusion d’un accord définitif ?

Après près de trois jours de négociations marathons, entre le député Bâ Yahya Bocar, envoyé spécial du Président Mohamed Ould Abdel Aziz, épaulé par deux parlementaires de la région et deux responsables locaux de la SNIM d’une part, et d’autre part, les délégués des travailleurs en grève, aucune solution ne pointe encore à l’horizon.

Les deux parties seraient tombées d’accord sur plusieurs points, mais butent sur le plus essentiel. Comment mettre fin à la grève ? La SNIM et l’Etat mauritanien exigent une reprise du travail et des discussions après. Les travailleurs exigent pour leur part un accord définitif et garanti d’abord, puis la reprise du travail ensuite.

Le bras-de-fer qui empêche une résolution définitive de la crise ouvrière la plus longue dans l’histoire de la Société industrielle et minière, car elle dure depuis 45 jours, bute ainsi sur un problème d’égo. Un ADG et un Président de la République qui voient dans le recul par rapport à ce point, une question d’honneur et des ouvriers qui ne veulent pas négocier en position de faiblesse.

La tâche inconfortable confiée à Bâ Yahya et Amadou Tijane, adjoint de l’ADG de la SNIM à Zouerate, semble relever ainsi de la gageure. D’où ces rencontres marathon pendant des soirées qui se terminent à l’aube, des reports incessants de voyage.

Une énième rencontre aurait réuni hier, dimanche 15 mars, les deux parties après 24 heures de suspension des négociations. La délégation venue de Nouakchott devait prendre l’avion vers Nouakchott avant de désister pour fixer son retour l’après-midi par la voie terrestre.

Aux termes d’âpres discussions, pendant toute une nuit, les deux parties auraient convenu de parcourir chacune les termes de l’accord proposé par la partie adverse afin d’en extraire des concessions possibles à consentir. Mais les délégués des travailleurs exigent un débat direct avec la direction de la SNIM sur les points relatifs à l’augmentation des salaires conformément à l’accord conclu en 2014 ainsi que le volet relatif aux primes de production.

L’éventualité de négociations directes avec les travailleurs semble cependant loin des préoccupations de la SNIM, qui a démenti dans un communiqué publié par son responsable de la communication, toute entrée en dialogue avec les grévistes. Mais les observateurs trouvent que l’avenir de la société est en train de se discuter en dehors de sa direction, et que le président Mohamed Ould Abdel Aziz a décidé de prendre le dossier en main.

Outre le député Bâ Yahya qu’il a mis sur cette affaire, il a également associé les deux élus de Zouerate, Hamoud Ould Malha et Mohamed Ould Saleck, ainsi que l’adjoint de l’ADG à Zouerate, Bal Amadou Tijane.

MOMS

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