Pourquoi le silence du président Mohamed Ould Abdel Aziz face aux accusations graves à répétition parues dans la presse?

Maréga Baba_France
Le silence persistant de Ould Abdel Aziz face aux multiples accusations graves et même gravissimes portées contre lui, doit-il être compris comme: le mépris du peuple mauritanien ou un aveu?

La question mérite d’être posée. En effet depuis plusieurs mois, des accusations se succèdent les plus graves pour un chef d’Etat: sur sa gestion des affaires du pays et sur ses liens supposés avec des hommes très peu recommandables.Ces accusations d’une gravité exceptionnelle qui ont fait la une de la presse écrite ou électronique demeure sans réponse.

Il est vrai que dans ce pays, les gouvernants ont tout fait subir au peuple y compris des atrocités les plus abominables: le règne Ould Taya reste encore très vivant dans toutes les mémoires.

Mais Jamais un président mauritanien n’a été l’objets d’accusations d’affairistes mercantiles aussi périlleuses qui pourrait à terme mettre en danger tout le pays.

Comment est-ce possible, dans un Etat normal, avec une somme d’accusations d’une telle gravité, relayée par la presse indépendante nationale et même internationale, puisse être portée contre le chef d’Etat, donc une atteinte grave, au-delà de sa personne, à l’image, à la dignité et aux intérêts de la Mauritanie sans qu’aucune réaction de vient éclairer l’opinion nationale et internationale?

En dehors de la plainte portée contre Mamère qui avait qualifié Ould Abdel Aziz de « parrain » des narcotrafiquants, aucune autre réaction à ce jour, face à la masse d’accusations. C’est le silence et l’indifférence qui sont de mises, laissant ainsi le terrains à toutes les spéculations possibles et imaginables.

L’Opposition Démocratique n’a pas non plus était à la hauteur du rôle qu’on est en droit attendre d’elle dans de pareille circonstance. Elle a opté ou adopté une attitude très passive, elle s’est limitée à de simples déclarations ou quelques dénonciations dans ses meeting. Quant à la justice, elle semble complètement hors jeu. Elle aurait pu s’auto-saisir de ces affaires pour mener des enquêtes comme dans tous les pays où il existe une justice tant soi peu indépendante.

Ces accusations ou révélations ne doivent et ne peuvent laisser aucun patriote indifférent car il s’agit de la Mauritanie. En effet si par malheur ces accusations s’avéreraient vraies, alors ce serait une catastrophe pour l’économie du pays et à son image et hypothéquerait son avenir.

L’inquiétude est autant plus fondée, on vient d’apprendre dore et déjà, selon des informations parues dans la presse internationale, que La Banque Islamique de Développement (BID) aurait renoncé au financement de la centrale électrique à Nouakchott pour raison de corruption.

Rappelons ici quelques unes de ces accusations ou révélations apparues ces derniers mois dans la presse en particulier nationale qui sont très inquiétantes pour le pays et son avenir:

Afrik.com - Depuis son accession au pouvoir, le Président Aziz, malgré ses promesses, a passé son temps à construire sa propre fortune au lieu de gouverner. Il fait main basse sur l’ensemble de l’économie mauritanienne, de l’exploitation des ressources naturelles aux banques, en passant par la pêche et les projets d’infrastructures. En trois ans, l’auto-proclamé « Président des pauvres » a établi un quasi-monopole du business : état des lieux des pillages du pays et présentation des hommes du président.

Partie 1- Le Président Aziz a-t-il depuis 2008 déjà déclaré ses avoirs personnels ? A-t-il payé une seule fois un impôt quel qu’il soit ? Où est caché le butin gigantesque amassé en si peu de temps grâce à un système politico-économique lucratif ?

Dans n’importe quel autre pays on se serait posé ces questions depuis longtemps déjà mais, jusqu’à présent en Mauritanie et au sein des institutions internationales on a préféré fermer les yeux laissant Mohamed Ould Abdel Aziz instaurer un guichet unique des affaires pour les marchés publics ou internationaux, créer ses propres entreprises « d’État » dans tous les secteurs de l’économie, faire main basse sur les acteurs concurrents, sans hésiter à instrumentaliser la justice, à faire régner la terreur et enfin, en utilisant la Banque Centrale comme goulet d’étranglement pour faire transiter son butin puis le transformer en devises.

Mais la situation commence à évoluer avec de nombreuses révélations sur l’implication du président ou de ses hommes, avec récemment encore les déclarations du député français Noël Mamère qui accuse Aziz d’être une plaque tournante du trafic de drogue dans la région.

Les hommes du Président

Pour s’assurer du bon fonctionnement de sa machine à laver l’argent, Aziz doit employer en permanence un gang de courtisans qu’il enrichit tout en les chargeant de dissimuler ses propres avoirs. Qui sont les prête-noms qu’il utilise pour blanchir sa fortune fraîchement acquise ? Cette nouvelle classe d’hommes d’affaires maquignons, qui tous travaillent pour Aziz, sont en train de mettre en coupe réglée l’économie du pays. Pas un secteur n’échappe à leur voracité…

1- FeilOuldLahah : « Cousin germain » du président Aziz, ce jeune homme dont la famille est venue en Mauritanie suite à l’expulsion des mauritaniens du Sénégal en 1989, est aujourd’hui à la tête d’une immense fortune et d’un puissant groupe économique et financier.

La Banque : BMS (Banque A l MouamalattEssahiha)
Consignation et l’Armement : Ridha BTP : EGEC – TP : Entreprise Générale de Construction et de Travaux Publics Transport maritime : Canary Feeder Transit et Consignation : TCS

Assurances : El Wava Assurances

Distribution des produits pétroliers : National Petroleum-sa

BTP : Feil a signé un contrat avec la société espagnole Franjuan en vertu duquel 3% de tout contrat signé en Mauritanie lui reviennent en contrepartie de ses « facilitations ».
2- Mohamed Abdallahi Ould Yaha : A l’arrivée de Mohamed Ould Abdel Aziz au pouvoir, les affaires de Ould Yaha battaient de l’aile ; MIP Auto, MIP Naval et SOFAPOP étaient en instance de fermeture. Rapidement, il deviendra, pour le compte du Président, l’homme des Chinois en Mauritanie.

Ould Yaha est le partenaire-intermédiaire de la fameuse convention de pêche avec les Chinois de Polyhondong qui fait couler tant d’encre car il s’agit d’un blanc seing illimité sur 25 ans (aussi bien en termes de réserves naturelles que de techniques de pêche).

C’est sans doute pour leur laisser le champ libre que les conditions posées aux européens ont été si difficiles, et c’est aussi pour eux que les licences libres octroyées depuis plusieurs années aux Ukrainiens de Bougherbal, aux Russes de Maurice Benza, aux Hollandais de Meyloud Ould Lekhal, aux Espagnols d’Ahmed Ould Mouknass etc….ont été annulées à partir du 1er septembre dernier.

Il touche des commissions sur tous les contrats d’armement impliquant l’Empire du Milieu, avec à la clé plusieurs dizaines de milliards de MRO.Il se fait construire actuellement par ses partenaires chinois un hôtel dont il a déjà signé le contrat de location avec Kinross (société minière canadienne qui doit exploiter la nouvelle mine d’or de Taziazt) pour plusieurs années payées à l’avance.

Il s’est emparé du phosphate de Bofal qu’il a vendu à une firme indienne installée au Sénégal.Il est « le moins disant » sur les trois offres retenues pour l’achat d’une centrale duale de 120 MW avec les Chinois de CMEC (China Machinery Engeneering Corporation).Il est l’un des « samsar » de Xstrata (exploitation minière), une affaire qui pourrait devenir plus importante que la SNIM (Société Nationale Industrielle et Minière).Enfin, dans le secteur de l’agro-industrie, il est également derrière le projet de production sucrière avec des généraux soudanais à la retraite et quelques investisseurs saoudiens.

3- Ahmedou Ould Abdel Aziz : Ce fils du président Mohamed Ould Abdel Aziz qui poursuit ses études à Londres est déjà impliqué dans nombre d’affaires. C’est lui le mystérieux partenaire de Wartsila France qui malgré son offre coûteuse (154 millions d’Euros, soit environ 30 millions d’Euros au-dessus de celle du moins disant), a obtenu à la surprise générale le marché pour la construction d’une centrale électrique duale de 120 MW (SOMELEC, le EdF mauritanien). Ahmedou joue le rôle de vrai directeur de cabinet de son père ; il est rapidement devenu la pierre angulaire par laquelle toutes les affaires passent.

4- Ahmed M’hamed Yamaa dit Hamady Ould Bouchraya : Citoyen espagnol ,ancien consul honoraire d’Espagne en Guinée Bissau puis Consul honoraire de Mauritanie à partir de 2009, il hérite curieusement au décès de l’homme d’affaires VetenOuldMoulaye de la présidence de la SOBOMA (ie Coca-Cola Mauritanie dont il détient 4% et dont Aziz serait devenu le principal actionnaire). Aujourd’hui il est le mentor de Bedr Ould Abdel Aziz (un autre fils du Président) dont il est inséparable et qu’il est chargé d’initier aux affaires. Il a bénéficié de 6 000 ha de terres agricoles au bord du fleuve Sénégal.

C’est également lui le Président et principal fournisseur d’ATERSA PV Mauritanie S.A., filiale de la société espagnole ATERSA dont l’Etat mauritanien détient 40% et qui est destinée à la production des cellules photovoltaïques. Cette société a obtenu au conseil des ministres du 20 Septembre 2012 une concession 20 000 mètres carrés en plein centre de Nouakchott.

Il a obtenu par ailleurs le monopole de la logistique de la SPEG (Société de Production de l’Electricité à partir du Gaz) dont les actionnaires sont : SOMELEC, SNIM et Kinross (toujours la société canadienne qui doit exploiter la mine d’or de Taziazt). Il a obtenu quasiment en mode gré à gré la construction du siège de la SNIM à Nouakchott pour près de 15 millions d’euros avec ATERSA. Enfin Ould Bouchraya est en train de lancer la distribution des cigarettes Winston.

5- Sidi Mohamed Ould Bouh : Actionnaire d’IVECO (camions), dont l’armée Nationale a acquis une très grande quantité, Ould Bouh est spécialisé dans le trafic des devises à destination du golfe et en particulier des Emirats Arabes Unis. C’est par ses mains que transite une grande partie des devises acheminées par la famille présidentielle, principalement au Maroc (pour l’acquisition d’un immense patrimoine immobilier) et aux Emirats Arabes Unis.

Quasiment tous les terrains sur la route de Soukouk (nouvelle zone résidentielle et probable futur centre-ville) lui appartiennent. On parle aussi de lui dans l’affaire SOMELEC (la nouvelle centrale électrique offre de Wartsila à 157 millions d’euros).

Par Ali Attar

Affaire de l’aéroport:

Le Quotidien de Nouakchott- Alors que l’Etat promettait à tous y compris les bailleurs de fonds (lette au Fmi) qu’il ne mettrait aucun ouguiya dans le troc pour la construction du nouvel aéroport, exceptés environ 25 millions Usd pour les équipements sécuritaires, voilà qu’il fait machine arrière et concède à la société Najah, par le biais de la Snim, 15 milliards d’ouguiyas, rubis sur ongle…

Les masques sont donc tombés et la société Najah reconnait qu’elle n’est pas en mesure de respecter le calendrier pour cette opération de troc initiée pour la construction de l’aéroport de Nouakchott. Le cahier des charges s’en trouve donc profondément modifié. Le délai de livraison fixé à 2013 est donc repoussé une première fois pour 2014. Les spécifications techniques sont aussi révisées…

A contre courant des promesses de transparence et de respect des procédures, les deux parties (Etat et Groupe Najah) ont monté de toutes pièces une convention avec la Snim pour débloquer 15 milliards d’ouguiyas. Une convention secrète que nous révélions, il y a à peine quelques jours et signée par Najah For Major Works représentée par son directeur général MohiddineOuld Ahmed Saleck Ould Bouh, fils de Ahmed Saleck Sahraoui (groupe ciment de Mauritanie) avec Abdallahi Ould Oudaa ADG de la SNIM et Sidi Ould Tah, ministre des Affaires économiques et du Développement. l’affaire refait surface.

Toutes les explications fournies par les Etablissements Najah confortent la thèse d’une pratique peu orthodoxe en termes de transparence et d’équité…

JD

Le Quotidien de Nouakchott -Les affaires de Hamady Ould Bouchraya :Un empire financier titanesque à l’ombre du pouvoir de Ould Abdel Aziz…enquête! 

Homme discret voire secret, dans la Mauritanie Nouvelle, il est la nouvelle étoile montante des « affaires ». Né en 1949 à Laâyoune Sahara espagnol, Ahmed M’hamed Yamaa dit Hamady Ould Bouchraya est le frère de l’homme d’affaire feu Hmeyda Ould Bouchraya. Il acquiert la nationalité espagnole en 2005 pour « services rendus » à l’Espagne durant la guerre civile en Guinée Bissau (1998-1999). C’est dans ce pays, dont il détenait aussi la nationalité qu’il était le Consul honoraire d’Espagne.

En 2005 juste après le coup d’Etat, il commence à venir en Mauritanie et à fréquenter les dirigeants de l’époque, car entre temps à cause de diverses affaires, l’Espagne avait mis fin à son accréditation et il cherchait à avoir celle de la Mauritanie. En quelques semaines, il fut adoubé et nommé Consul honoraire de Mauritanie en Guinée Bissau. En Guinée Bissau, même Hamady était le représentant local de Coca Cola car il est l’homme de la société Equatorial Coca-Cola BottlingCompany, S.L.

La Guinée équatoriale est aussi de notoriété publique, un narco Etat complètement gangrené par les trafiquants qui y ont pignon sur rue. Le trafic y est toujours contrôlé par la haute hiérarchie de l’armée, comme le chef d’état-major Antonio Indijai et l’ancien chef d’état-major de la Marine, José Americo Bubo Na Tchuto, qui figure sur la liste noire américaine des personnalités impliquées dans le trafic de stupéfiants.

D’après l’une de nos sources, plusieurs réseaux criminels agissent en Guinée-Bissau. Les Colombiens font venir la drogue d’Amérique latine, tandis que des Nigérians, des Ghanéens et des trafiquants d’autres nationalités viennent se ravitailler sur place. Mais quels liens avec notre homme d’affaire ?

Pendant cette période Ould Bouchraya fait la pluie et le beau temps a Bata. En fait on retrouvera Hamady Ould Bouchraya reçu en audience par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz en compagnie du Major général Antonio Indijai.

Le 20 janvier 2009, le franco congolais Eric Walter Amegan dit Mika arrêté en flagrant délit, est extradé par le Sénégal car la Justice mauritanienne le recherchait. Quelques jours seulement après l’entrevue avec Injiaiet Bouchraya, un Décret présidentiel fait bénéficier Amegand’une réduction de peine de 5 ans sur les quinze auxquels il a été condamné en première instance. Et, quelques mois plus tard, celui qui avait pourtant fait des aveux circonstanciés sur les réseaux de trafic de drogue est libéré par la chambre d’accusation pour …« erreur » de procédure !!

Initiation aux affaires…

Après coup d’Etat du généra lOuld Abdel Aziz, le 6 août 2008, et alors que la junte recherche désespérément une reconnaissance internationale, Ould Bouchraya débarque à Nouakchott avec de mystérieux investisseurs espagnol et le compte rendu de l’audience est par la suite retiré du site de l’Agence officielle mauritanienne d’information, malheureusement pour eux, d’autres sites en conservent trace. En ces temps troubles d’isolement diplomatique, tout étranger surtout européen était le bienvenu.

Entre temps le président Aziz confie à Ould Bouchraya la mission d’initier ses fils Bedret Ahmedouaux arcanes de la Finance et des Affaires. Grâces à ses amis espagnols d’ECCBC Ould Bouchraya fait entrer les Abdel Aziz dans l’actionnariat de SOBOMA en lui adjoignant l’eau minérale (Assil) mise en bouteille dans le ranch du président qui se trouve en Inchirisur le sondage réalisé à l’époque par Moulaye Ould Mohamed Laghdaf.

Avant d’accéder au pouvoir, Ould Abdel Aziz avait tenté de vendre sur le marché cette eau minérale mais le lancement avait fait un flop et le projet avait été mis en veilleuse.Ould Bouchrayalui-même devient actionnaire à hauteur de 4% et devient le président de SOBOMA qui s’empresse de lui acheter une voiture V8 à plus de 20 millions.Ould Bouchraya qui ne possédait en Mauritanie qu’une vague boutique située en face du marché des femmes et qui était gérée par son épouse, se retrouve du jour au lendemain à la tête d’un empire financier considérable.

Tout d’abord il bénéficie de 6000 ha de terres agricoles au bord du fleuve Sénégal et, au moment où nous mettons sous presse, un bateau affrété par lui et chargé de matériel agricole est en rade du port de Nouakchott.

Panneaux photovoltaïques

Dans le cadre des festivités commémorant le 52ème anniversaire de l’indépendance nationale le Premier ministre, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf entouré de pas moins de Huit ministres supervise le lancement d’une usine de production de panneaux photovoltaïques appartenant à la société ATERSA pv Mauritanie s.a, et dont le président n’est autre que Hamadi Ould Bouchraya et dont l’actionnariat est :

– Etat mauritanien 40% ;

-Applicationes Technicas de la Energia (société espagnole filiale de Elecnorque nous allons retrouver un peu plus tard) 32,4% ;

Macoger (société de Bouchraya) 25,6%;

– L’espagnol Virgilie Sanchez 1%

– et Bouchraya1%.

L’Etat mauritanien a déjà versé 800 millions d’ouguiya dans cette affaire alors que les actions de Macogerlui reviennent gratuitement grâce à une sur évaluation des actions de l’Etat mauritanien. Il est plus que probable que atersa obtiendra le marché des lampadaires solaires qui vont être placés le long de la route de Toujounine et de celle d’Akjoujt.

Déjà huit panneaux expérimentaux sont placés prés du hangar situé prés de la gare routière et qui appartient au président Mohamed Ould Abdel Aziz et dans lequel il garde un immense parc roulant lourd. Ce sont d ailleurs ces mêmes camions qu’utilise SOBOMA pour importer les PET du Maroc.

Pour afficher sa toute nouvelle puissance, Ould Bouchraya est admis au salon d’honneur pour l’accueil du président de retour de France après sa blessure alors que les ministres en sont expulsés et parqués dehors avec la foule. L’électricité

Ce n’est pas tout,Hamady Ould Bouchraya avec son partenaire Bedr Ould Abdel Aziz mettent la main sur la logistique et les fournitures de la SPEG (société de production de l’Électricité à partir du gaz et dont les actionnaires sont : Somelec40% SNIM 34% et Kinross 26%) et dont le président est Khattar Ould Cheikh Amed. Cette société a déjà signé avec TullowoilMauritania, une autre société aux mains de Kemal Ould Mohamedouun autre proche de Aziz, pour fournir le gaz a un prix de 8,5 dollars.

On peut ici ouvrir une parenthèse pour souligner que le gaz a des marchés régionaux, ainsi au Canada et aux USA a cause de l exploitation du gaz de schyste le prix est de 3 ou 4 dollars alors qu’au Japon a cause de la fermeture des centrales nucléaires il est de 13 dollars, plus prés de nous en Europe il oscille entre 6 et 7 dollars. On imagine donc aisément les sommes et les commissions en jeu et ou elles vont aller.

Les BTP aussi

Et pour couronner le tout, Ould Bouchraya dame le pion aux entreprises du BTP et obtient avec ses partenaires espagnols Elecnor (maison mère d ATERSA) quasiment de gré à gré la construction du siège de la SNIM à Nouakchott pour prés de 15 millions d’euros auxquels viendront s’ajouter sans aucun doute des avenants. Enfin Ould Bouchraya est en train de lancer la distribution des cigarettes Winston et on imagine aisément ses partenaires dans cette nouvelle affaire.

Ainsi donc, un empire financier titanesque est en train de se constituer a l’ombre du pouvoir de Ould Abdel Aziz dans cette Mauritanie nouvelle et dan laquelle au moins les riches seront renouvelés.

B.C -Source : Le Quotidien de Nouakchott

Journal le Monde-Le président mauritanien irrité par Noël Mamère

C’est peu dire que le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a modérément apprécié les propos du député français (Europe Ecologie-Les Verts) Noël Mamère, qui, à plusieurs reprises ces dernières semaines, l’a qualifié de  » parrain de la drogue « . Une plainte au pénal pour diffamation devait être déposée à Paris lundi 4 mars par ses avocats. A Nouakchott, l’opposition s’est emparée de la polémique.

Interrogé sur la situation au Mali le 21 janvier dans l’émission  » 28 minutes «  sur Arte, M. Mamère avait lancé :  » Est-ce que vous imaginez que les djihadistes vont disparaître et qu’ils ne vont pas se réfugier en Mauritanie, où il y a un président qui est le parrain d’un trafic de drogue ?  » Dans un premier temps, le président Aziz en était resté coi. Pas de réaction.

Mais le 10 février, le député français renchérit sur un site Internet, citant pour étayer son accusation une  » grâce présidentielle  » accordée à un trafiquant de drogue et des relations  » poussées «  avec un consul de Guinée-Bissau  » plaque tournante du trafic de drogue « , qui  » a pignon à la présidence mauritanienne « .

Exclusif/ Mauriweb retrouve le fameux décret de grâce présidentielle, jamais publié au JO, [Fac similés]

Beaucoup d’interrogations fusaient depuis quelques semaines sur le décret de grâce présidentielle, pris en février 2011 et pourtant jamais rendu public au Journal Officiel comme le veut la procédure. Chose inédite le décret dont nous avons copie aujourd’hui concerne cumulativement des militants des droits de l’Homme et des personnes poursuivies dans le cadre du trafic de drogue.

Il consacre, par ailleurs, le changement de qualification de l’infraction commise par l’un des bénéficiaires de la grâce, tout comme il « innocente» une personne condamnée pour détournement de deniers publics. Cette dernière serait un proche parent de Mme la présidente.

Mais l’objectif principal de ce décret semble, a priori, de soustraire Sidi Ahmed OuldTaya, commissaire de police chargé de la coordination avec Interpol, et Eric Walter Améga, cerveau principal du trafic de drogue dans la sous-région, aux griffes des juges puisque le dossier 0769/007 était pendant devant la cour d’appel.

D’une certaine manière, par ce décret de grâce, le président et son ministre de la justice sembleraient se subroger aux juges -devant statuer sur cette affaire pendante devant eux- pour décréter leur libération. Beaucoup de griefs sont aujourd’hui portées contre ce décret de grâce libellé seulement en langue arabe et qui n’a jamais été rendu public comme le dicte la procédure.

On n’en trouve en tout cas aucune trace dans les JO compris entre les numéros du 2231 au 1280, couvrant toute la période du 15/1/2011 au 30/01/013. Et cerise sur le gâteau, une note de présentation du décret de grâce présidentielle et de remise de peines, signée du ministre de la Justice, AbidineOuldkheir, lui-même, loue l’initiative présidentielle d’élargissement des condamnés.

Les réserves précitées expliquent donc ce passage sous silence du décret en question et qui en son article 1 consacre une grâce présidentielle en faveur de quelques détenus et une remise de peines en faveur d’autres. Cette grâce présidentielle concerne 5 personnes réparties en trois catégories.

Les trois premiers dont le dossier porte le numéro 1443/010 et qui ont été mis sous mandat de dépôt le 19 décembre 2010 sont des militants qui s’activent contre l’esclavage. Leur grâce fut un acte attendu pour la simple raison que leur condamnation constitue une atteinte grave aux efforts contre les pratiques esclavagistes.

Parmi ce groupe des 5 figure,Sid’AhmedOuldTaya (numéro 4 de la liste) dont le dossier porte le numéro 0769/2007. Il avait été mis sous mandat de dépôt le 17 juillet 2007 et poursuivi pour complicité de trafic de drogue, de blanchiment d’argent et condamné pour avoir porté atteinte à la liberté de personne et complicité de coups et blessures volontaires suivant l’arrêt n°001/009 de la cour criminelle de Nouakchott du 11 février 2009.

Mais au moment où le dossier était pendant devant la cour d’appel et avant que la décision ne devienne définitive, la grâce présidentielle lui est accordée alors qu’il est commissaire de police chargé de la coordination avec Interpol. Sid’AhmedOuldTaya avait été arrêté et poursuivi, avec des trafiquants de stupéfiants avec lesquels, il opérait abusant de ses fonctions d’officier de police. Mais une modification de son inculpation ne retient plus contre lui que celle de « coups et blessures volontaires».

Un autre bénéficiaire de cette mesure de grâce ferme ce groupe des 5 personnes. Il s’agit de Sidi Ould El HadramyOuld Ahmed dont le dossier porte le numéro 0044/009 mis sous mandat de dépôt le 01 Juin 010 et poursuivi pour détournement de deniers publics (Somagaz).

Enfin, le décret consacre en son article 2, la remise de peines de 5 ans en faveur de détenus poursuivis dans le cadre du trafic de drogue, dossier N° 0769/007 dont le principal commanditaire reste le franco-congolais, Eric Walter Améga, né en 1972 et extradé du Sénégal, en 2009, suivant le Décret n° 2009-369 du 20 avril 2009 du président Sénégalais de l’époque, Me Abdoulaye Wade.

Taqamoumy du 28-mars 2013- Le récit complet des démêlées du président mauritanien Aziz avec un gang ghanéen (enregistrements audio) Source: Taqadoumy du 28 mars 2013

Source : Marega Baba (UFP/France)

Toute reprise partielle ou totale de cet article doit faire référence à www.rimweb.net

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