Pourquoi les femmes journalistes restent elles toujours au bas de l’échelle…

PourquoiLa Mauritanie, bien placée dans le classement mondiale sur la liberté de la presse plus précisément des pays arabes, souffre aussi de grande faille en matière de professionnalisme et de responsabilité dans l’exercice de ce noble métier. Avec plus de 32% de femmes journalistes qui travaillent dans le secteur de l’audiovisuel, la presse écrite et électronique restent les milieux ou elles évoluent le moins.
Un peu plus de 1% de femmes journalistes travaillent dans la presse électronique.
Dans la presse électronique, sur 144 sites il n’existe que 5 sites féminins et sur 44 journaux ayant des sites, seuls 2 sont gérés par des femmes. Cependant il est important de souligner que sur le nombre total des sites électroniques 15 seulement sont francophones et il existe aussi d’autres qui ne sont pas déclarés selon la HAPA.
Un autre constat est là et bien visible, c’est que dans la presse francophone les femmes ne sont pas nombreuses. Premièrement ce n’est pas facile de se faire accepter car la presse écrite est fortement dominée par les hommes, les conditions de travail son extrêmement difficiles et contraignante.
Ensuite , même si le journalisme n’est pas le métier idéal pour faire fortune , avec des bas salaires et des payements irréguliers , le métier ne nourrit pas son homme et n’attire pas les compétences et surtout celles des femmes .
Pourquoi la présence des femmes journalistes est-elle faible dans la presse écrite francophone et électronique
Les deux ou trois générations de femmes journalistes qui se sont succédé avant et depuis l’émergence de la presse indépendante ont été marquées par une rupture dans l’exercice du métier. Les jeunes filles qui intègrent le milieu de la presse restent actives et productives pendant leurs premières années et en suite à cause du changement de statut ou tout simplement par obligation sociale se retirent pour se caser ailleurs.
Ce qui fait qu’il est presque impossible d’avoir les chiffres exacts de femmes qui travaillent dans ce secteur de façon continue. Peut être qu’ il serait intéressent de mettre en place un programme de monitorat qui permettra aux doyennes de la presse d’encadrer les jeunes femmes journalistes pour les accompagner et, peut- être, a travers leurs expériences permettre a cette nouvelle génération dynamique et sortante d écoles de journalisme ou de centre de formation spécialisés de faire carrière.
L’importance des réseaux sociaux dans la prise de parole pour les femmes.
Avec les multiples utilisations du net les femmes journalistes ont plusieurs options pour diminuer la pression qu’elles subissent en cumulant bureau et autres obligations sociales.
Parfois, pour une raison ou une autre il serait possible de travailler ou de faire des correspondances tout en restant à la maison en cas de nécessité. Pour celles qui étaient obligé d’être fixer au bureau pour s’acquitter des tâches , recevoir des consignes ou être à jour au niveau des prévisions peuvent maintenant planifier leur travail en étant mobile ou sur place.
L’utilisation de Face book ,twitter via les autres applications comme whatsapp (car chez nous ce sont les plus utilisés ), a permis à certaine femmes intellectuelles voir même journalistes de sortir de l’anonymat , de faire entendre leurs voix , leur prise de position ou tout simplement publier des productions censurées ou utilisées à d’autres fin dans les salles de rédaction. Le réseautage et la création de groupes ont changé radicalement le quotidien des femmes en Mauritanie.
Ils ont facilité la mobilisation des femmes au sein de la société civile, intensifié la sensibilisation dans la société sur des questions d’actualité à travers la mobilisation des journalistes et des jeunes qui sont tout aussi branchés que les femmes.
Pour celles qui sont dans le secteur informel, elles font la promotion de leur produit et service sur les réseaux ce qui fait que plus de 80% de téléphones utilisés son des appareils androïdes avec les applications les plus récentes. Un autre caractère a ne pas négligé chez les mauritaniens au de la des connaissances les compétences et beaucoup de journalistes ont appris sur le tas et n ont jamais fréquenté d école de journalisme.
Par ailleurs, l’esclavage bleu qui ne cessent de faire des victimes et envahir tous les espaces y compris les plus vulnérables, doit interpeler plus d’un . Le manque de maitrise de ce champ hautement sophistiqué et dangereux, perturbe aujourd’hui plus que jamais la vie de ces accros du net.
Le problème c’est que c est tout le monde qui est concerné, mais les femmes au foyer et analphabètes sont de loin, les plus grandes utilisatrices des réseaux sociaux. Les journalistes eux en font en grande parti un moyen pour diffuser sans aucun contrôle ni norme tout ce qui leur passe par la tête. Manque de sources fiables, absence de crédibilité, moyen d’arnaque. Véritable machine à scandale et de diffamation.
Rien que les sites électroniques à savoir le nombre de crimes abominables de toute sorte qu’ils publient à longueur de journée bat tous les records et suffisent à eux seuls pour semer la paranoïa au sein des populations qui par naïveté croit à tout ce qu’ils lisent.
C’est surtout des informations ou des sujets qui ne sont jamais traités dans les autres medias qui poussent les gens à suivre les sites même s’ils véhiculent des intoxications. Le véritable problème c’est comment remédier à ce manque de professionnalisme, comment maintenir la barrière entre les journalistes professionnels et ceux qu’on nomme couramment les journalistes citoyens et surtout comment donner aux sites électroniques une crédibilité et l’image qui lui sied pour permettre aux femmes journalistes de s’y lancer sans crainte.
Ici, c est aussi cette image négative que reflète la scène médiatique actuellement en Mauritanie qui pousse les femmes au bout de quelques années de quitter la presse.

Mariya Traoré.

Source : Secrétaire Général Adjoint du SJM

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